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 Kroa ?

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Sao Tome

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MessageSujet: Kroa ?   Dim 22 Jan - 18:39



II - "Kroa ?"


.:: Royaume de Garoth ::.


Garoth Island. Une île de laquelle je garde un très bon souvenir, il m'arrive même d'en rigoler parfois tout seul. Cette endroit se situe au beau milieu de North Blue et est très connu dans celle-ci à cause de sa particularité. Vous me demanderez: mais qu'elle est la particularité de cette île ? Patience, patience. Je vais vous répondre.
En réalité, cette île à gardé son mouvement historique de ce qu'on pourrait appeler "le temps des chevaliers". On y trouvera donc des foires, des tournois, des joutes entre des cavaliers, des duels... tout ce qui se rapporte à cette période de l'histoire. Les habitants s'habillent donc à la mode médiévale, parlent à la mode médiévale, mangent à la mode médiévale. Les constructions sont elles aussi typiquement chevaleresque, vous savez ce type château fort avec des douves, des murailles, des machicoulis, des tours de gardes... bref.
Cette île est en réalité un royaume dirigé par un roi, qui n'est autre que sa majesté Moebiscus Fieldfish Garoth III (oui, moi même j'ai eu du mal à le prononcer dés que je suis arrivé, mais j'ai réussi à m'y habituer).


...

Aujourd'hui était jour de fête dans ce grand Royaume. Normalement, j'étais venu pour voir si il n'y avait pas une petite tête primée dans le coin, ou bien, je dois l'admettre, tout simplement parceque je n'avais pas vraiment de but où quelque chose à faire... Bon d'accord, je dois peut-être vous avouer que c'était simplement l'ambiance qui m'avait attiré. A mon arrivée au port de la ville dans mon petit bateau, j'étais étonné du monde qu'il y avait et aussi du bruit. Je voyais au loin à bord du bateau une foule d'hommes et de femmes qui dansaient, criaient dans une humeur plutôt joyeuse et festive. Cette petite manie que j'ai de tout savoir emporta alors le dessus sur moi, je ne pus m'empêcher d'aller voir ce qui se passait.
A l'entrée du port, je pouvais déja voir de quoi avait l'air cette ville, ou plutôt qu'elle était sa particularité. Je vis alors d'énormes bateaux anciens qui étaient accostés aux quais. Ces bateaux étaient des caravelles authentiques, une espèce de bateaux maintenant dépassés et considérés comme antiques. On ne voyait plus de modèles comme ceux-ci depuis maintenant belle lurette, cette ville devait pourtant s'en servir comme modèle de navigation à travers les mers.
Le plus drôle fut quand j'accostais au bord du quai avec ma petite embarcation. J'avais à peine posé un pied sur le ponton du port qu'un homme vêtu de manière plutôt bizarre avait surgit de nulle part.


« Hé l'étranger ! Vous n'avez en aucune manière à entrer dans ce lieu, vêtu de la sorte. »

J'étais un peu surpris aux premiers abords. En vérité, c'est son accoutrement qui m'avait perturbé. Il était habillé comme un cavalier, avec un heaume, une côte de maille et une énorme épée à sa ceinture. Il ne manquait vraiment plus qu'un cheval pour qu'il ressemble à un vrai chevalier de la cour du roi.
Je reconsidérais alors les propos que cet homme, qui ne semblait être que le gardien du port, m'avait dit. D'un rapide coup d'oeil, je regardais mes vêtements.


« Pourquoi, j'ai une tache ? dis-je d'un sourire placide »

« Hahaha, très drôle l'ami, dit-il en rigolant. Vous devez avoir fait l'école du rire tantôt. Non mon brave, si vous voulez rentrer ici, il va falloir vous vêtir de ceci. »

Il me tendit alors un sac en paille de son bras gauche. Je le pris aussitôt, et regarda avec curiosité ce qu'il y avait à l'intérieur. Quelle ne fut pas ma surprise quand je découvris avec stupéfaction le contenu de celui-ci. Je me grattais alors le front en soulevant mon bandeau à l'aide de mon pouce.

« Vous êtes vraiment sûr que je dois porter ça ? »



« Le roi l'exige. Je regrette, mais ne pas la porter est une transgression au code pénal du royaume, surtout en temps de fêtes. »

***

Je me trouvais maintenant dans la grande rue principale.
J'avais finalement accepté de porter le costume tant exigé par ce gardien de tout à l'heure. Il faut dire qu'il n'était pas si mal que ça tout compte fait. Il était constitué d'un chapeau vert émeraude avec au bout une plume énorme, d'une toge noire avec comme motif une grosse croix verte sur le centre de l'habit, d'un pantalon plutôt souple et ample vert foncé et de bottes noires qui montaient jusqu'aux genoux. Comme accessoires, des gants noirs et verts à motifs de lys qui est considéré comme un symbole royal, et mon éternel sable, accroché à la ceinture.
En somme, j'étais un véritable mousquetaire, vous savez ces chevaliers qui n'avaient peur de rien dans l'ancien temps. L'idée d'en être un me plaisait beaucoup car le préstige d'être un mousquetaire n'était pas rien dans l'ancien temps. De temps à autre, je me regardais dans les vitres et je me disais que ce costume m'allait plûtotbien. Quand je pense que j'aurais pu tomber sur un costume de bouffon ou quelque chose dans le genre...
Enfin voilà, j'étais un vrai chevalier. Dans la rue ou j'étais, je me trouvait vraiment différent des passants nombreux qui eux étaient habillés de diverses manières. Tous les hommes étaient vêtus soit en ducs, en monarques, en marquis, en princes, et pour la majorité c'était en écuyers, ou bien encore en paysan ou en pages. Les femmes étaient habillées du même rang, sauf que c'était plus des vêtements féminins. Je remarquais aussi au bout d'un moment cette division des classes en fonction de comment on était habillé. L'homme du port m'avait expliqué qu'il y avait deux classes: les nobles représentés par les hauts titres (ducs, marquis), et la classe inférieure (des paysans et autres artisans). Ceux qui ne sont pas de ce pays et qui y viennent comme moi sont généralement dans la peau de mousquetaires, de bouffons de roi, ou encore en chevaliers. C'est pour cela que j'étais le seul mousquetaire, il n y avait pas beaucoup de visiteur sur cette île normalement. Tout le monde me regardait, il sentaient tous que j'étais un visiteur.
Au bout de la rue, de part mon chapeau vert, je pouvais voir un énorme bâtiment en forme de colisée. C'était une sorte d'arène grandiose ou le monde se bousculait. On pouvait entendre des bruits de foules à l'intérieur, je m'étais dis que cette agitation était surement due à la fête d'aujourd'hui.. A cause du monde qu'il y avait, je ne pouvais rentrer par l'entrée réservée aux visiteurs, je dus faire un petit détour pour voir ce qu'il se passait dedans.
Par une sorte de fenêtre à barreaux qui était placée derrière le bâtiment, je pus voir ce qui se passait à l'interieur de l'arène.
C'était un combat opposant deux combattants, l'un était un mousquetaire, et l'autre un adversaire pour le moins... inattendu et phénoménal. A ce moment là, je me demandais si je rêvais. Etait-ce un corbeau ? Il était très grand, sûrement me dépassait-il d'au moins un bon mètre. Il avait un plumage noir ébène tout simplement magnifique, ainsi qu'un bec gris qui brillait au soleil. Mais ce qui m'avait étonné ici, c'était son regard, semblable au mien, comme quand je veux quelque chose et que je suis déterminé. Il avait aussi cette couleur verte dans ses yeux, tout comme moi.
En un instant, j'étais fasciné par cette créature. Drôle à dire, je sais vraiment pas comment l'expliquer. C'était la première fois que je voyais une créature qui m'était... aussi semblable. Cette détermination au combat du simple regard, cette ardeur de mouvements... il était en train de massacrer l'homme devant lui en lui assénant une ruée de coups bien prononcés..


« OUAAAAAAAAAAIS ! KRO-A ! KRO-A ! KRO-A ! »

Il écrasa aussitôt son adversaire d'un violent coup de bec. le mousquetaire n'avait même pas eu le temps de réagir. Quelle force, le pauvre n'avait aucune chance face à lui. On voyait alors son crâne ouvert, ses vêtements tachés de sang. Sûrement, de par sa tenue de mousquetaire, un homme qui était étranger au pays et qui avait dû surestimer cette créature.

« LE VAINQUEUR EST KROA ! 250 victoires et 0 défaites ! Acclamez-le !!! »

La foule vibra de par ses cris d'acclamation. Ils étaient en délire devant cette fin de combat ensanglantée.
Mais le corbeau quand à lui ne semblait pas vraiment heureux malgré la victoire. Son regard était neutre à penchant colérique, il fixait le corps gisant du pauvre homme. Comme si, tout cela ne lui plaisait pas, qu'il n'avait pas choisi son destin. Comme si sa vie le dégoûtait, dur à dire pour un corbeau.
Il se mit alors en route vers une cellule ou il se fit enfermer, elle était située à l'autre bout de l'arène. Pourquoi était-il allé tout seul vers cette cellule ? Maintenant que j'y pense, il à des ailes, pourquoi donc rester ici si tout ne lui plaisait pas ? Etait-ce lui même de sa propre volonté qu'il en avait décidé ainsi ?
C'est alors que pour me couper, quelqu'un me frappa l'épaule.


« Hé toi... que dirais-tu de l'affronter ? »


Dernière édition par Sao Tome le Lun 23 Jan - 21:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kroa ?   Dim 22 Jan - 19:52



« Me battre contre ce... »

« Parfait ! Venez avec moi mon brave. »

« Euh... »

Cet homme m'avait tiré par la manche afin de m'amener là ou il voulait. D'ordinaire je ne me serais pas laissé faire, mais là j'étais piqué par la curiosité. Oui parce que c'est bien la première fois que je vois une telle créature.
Au bout de quelques secondes, nous étions arrivés a l'entrée de l'arene, la où je n'avais pas pu voir quoi que ce soit dedans à cause de la foule. Déjà il y avait moins de monde par rapport à tout à l'heure. C'était sûrement du au fait que le combat entre le corbeau et le mousquetaire était fini, tout le monde commençait à se disperser. Quoi qu'il en soit, l'endroit était désormais plus facile d'accès.
Au guichet devant l'arène, là ou normalement tout le monde se bouscule, il n y avait quasiment personne qui faisait la queue. Ce qu'on pouvait trouver, c'est un homme, le vendeur, les coudes posés sur sur son comptoir et l'air plutôt triste. En s'approchant un peu, on pouvait l'entendre se lamenter doucement:


« Aïe... si personne ne daigne se présenter contre Kroa, le Roi risque de fermer l'arène ! que faire... Que faire ? Mon commerce est fichu... »

Ce qui le tira de sa position, c'est la voix de celui qui m'avait amené ici.

« Portillon ! Je vous ai trouvé un préambule ! »

Dés que l'homme me vit, son visage s'illumina tel une ampoule. Un sourire radieux avait pris la place d'une expression morne et anxieuse.

« Oh ! Par-parfait ! Placez-le dans la cage des préambules ! Nous allons commencer ! Génial ! Grandiose ! Que Dieu soit loué ! »

L'homme disparut aussitôt de son guichet.
A ce moment là, je n'avais pas trop compris. Non seulement je n'avais pas accepté ce combat et en plus je n'étais même pas maître de mes mouvements, je me laissais guider. J'aurais pu m'échapper, mais ma curiosité me poussait à ne rien faire du tout et à voir ce qui allait se passer.
C'est ainsi que l'homme me guida vers une salle très sombre à l'intérieur de l'Arène. Elle contenait des barreaux très gros et grands par lesquels on pouvait voir l'endroit ou se déroulaient les combats de l'arène et aussi ou se trouvent les spectateurs. En somme, j'étais dans une cage de l'arène, vous savez là ou sont placés les hommes ou les créatures avant d'être relâchées dans la scène.
Le gars qui m'avait accompagné ici ne s'était pas contenté de me guider ici, il avait également fermé la porte à clef. A ce moment là, je m'étais dis:


* Dans quelle galère je me suis encore fourré... ?*

C'est drôle, je ne m'étais jamais laissé enfermer aussi facilement. Je comprenais maintenant comment les prisonniers se sentent quand ils se font emprisonner...
Je regardais alors ce que je pouvais voir de par les barreaux. Les gradins étaient au début à moitié vide mais venaient de se remplir très rapidement. Il y avait bientôt une foule surprenante que je pouvais distinguer par des points multicolores de là ou j'étais.
Ce que je pouvais voir aussi, c'était la cage où était située le corbeau, Kroa. Il était là, immobile, les yeux grands ouverts en train de regarder la scène. On aurait pu dire que cet oiseau n'avait aucun but et se foutait complètement de la liberté, ce qui est le comble pour un oiseau. Pour ces spectateurs, cette bête n'était plus définissable comme étant un batracien. Non, il n'était plus que considéré comme une bête de foire, une marionnette. En somme, un monstre qui amuse la galerie.
C'est alors qu'un homme apparût de derrière la porte. Il était assez petit et avait un long nez aquilin.


« C'est l'heure du combat, êtes-vous prêt ? »

« Hum... je crois bien oui... mais j'aurais juste une question... »

« De quoi s'agit-il mon brave ? »

« Cette bête là... elle est libre n'est-ce pas ? Pourquoi ne pars-t'elle pas d'ici de par elle même ? »

« Ah... Kroa ? Pour faire simple, il vient d'une île située au beau milieu de Calm Belt, une île ou les corbeaux géants sont maîtres. Je ne suis pas sûr de ce que je vais dire, mais il à dû se faire chasser par toute la meute de corbeaux là bas à cause de sa différence qui est pourtant toute petite. »

« Une différence ? Laquelle ? »

« Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais quand il marche, il boîte un peu. C'est parce qu'il à une patte atrophiée, une patte plus petite que l'autre. »

« ... Ah bon ? »

Je regardais une nouvelle fois en direction de la cage de ce Kroa. Ce détail que venait de me donner le petit homme ne m'avait même pas fait mouche. Par la suite, ce même homme me révéla qu'en réalité cette race de corbeau n'acceptait pas du tout les différences, il suffisait simplement qu'une aile soit trop petite, qu'une plume soit trop grande pour que l'animal soit chassé. La patte atrophiée chez cet oiseau était ce facteur de différence qui fait qu'il soit chassé. Le petit homme m'avait dit aussi que cet oiseau à dû errer pendant un certain moment, puis à choisi de s'installer ici. En somme, il ne savait pas ou aller. Il était devenu un rebut.
Tout cela était triste. Un oiseau est par définition libre de faire ce qu'il veut, de voler où bon lui semble et ceci dans l'ignorance totale. Un oiseau, c'est quelque chose de beau, de magnifique quand on y réfléchi. Et pourtant, celui-ci semblait avoir perdu cette notion de liberté, ou bien l'avait-il tout simplement oubliée. Mais je me questionnais, comment un oiseau pouvait perdre sa liberté ? C'est tout bonnement impossible...


***

«MESDAMES ET MESSIEURS ! BIENVENUE A L'ARÈNE DU PERIL ! LE PROCHAIN COMBAT VA AVOIR LIEU ! A MA DROITE, IL EST GROS, IL EST GEANT, IL EST SOMBRE ET NOIR... MERCI D'APPLAUDIR... KROA !!! »

La foule vibra et poussa des acclamations. La cellule de Kroa venait de s'ouvrir, en le laissant aller jusqu'au milieu de la scène. Je pouvais voir encore ce regard morne qu'il arborait encore maintenant, ce regard qui ne signifiait absolument rien. Mais pourquoi se resilliait toujours à vouloir combattre ? Un oiseau n'est pas fait pour être ainsi.

«A MA GAUCHE, IL VIENT DE NULLE PART... PERSONNE NE CONNAIT SON NOM... J'AI NOMME, LE MOUSQUETAIRE D'EMERAUDE ! MERCI DE L'APPLAUDIR !!»

« Bonne chance mon ami, dit le petit homme, même si il vous faudra plus que de la chance... »

Je me retournais en direction de la cage et lui souriait.

« Ne vous en faîtes pas pour moi... ça ira. »

La cage s'ouvrit aussitôt sous les acclamations de la foule en délire. Je fis alors mon entrée dans l'arène en tant que combattant. Quel prestige d'être ainsi applaudi ! Mais je savais ce que pensaient le public à ce moment là: ça sera encore une fois un homme inconscient qui va se faire exploser. Bien entendu, j'en rigolais. Je n'étais pas venu ici pour mourir aussi sordidement...
Je m'approchais alors du corbeau géant. Il ne me regardait pas encore, il baissait la tête et fermait les yeux. C'est pas possible ça... il ne réagit même pas ? A-t'il oublié qu'est-ce que c'est qu'un piaf ? Peut-être qu'en le provocant... ouais, ça pourrait marcher.
De ma poche, je sortis un paquet d'allumettes et une cigarette que j'allumais très rapidement.


« Hé, le piaf ! Je suis pas venu ici pour avoir une ballade de santé, alors donne tout ce que tu as ! »


L'oiseau redressa sa tête rapidement et me regarda aussitôt avec une expression de colère accentuée par ses yeux de la même couleur que les miens. La provocation avait marchée, j'esquissais aussitôt un sourire.
Le corbeau déploya aussitôt ses ailes et fonça à une vitesse phénoménale sur moi. Il était incroyablement rapide, j'eus à peine le temps d'esquiver en effectuant une roulade sur le côté.


« LE COMBAT COMMENCE !!! »
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MessageSujet: Re: Kroa ?   Lun 23 Jan - 21:51



Juste après avoir effectué une roulade sur le côté, je me redressais et me mis rapidement debout. Je n'avais pas dégainé mon sabre, il faut dire que je ne savais pas vraiment comment attaquer cet oiseau, si ce n'est qu'opter pour essayer de le découper en rondelles.
Mais bizarrement, je n'avais pas envie de le tuer à ce moment là. J'étais plutôt intrigué par cette sombre et gigantesque créature. Kroâ, lui, me fixait tout comme moi. Son regard était fermé, ses yeux verdoyants découvraient une énorme pupille dilatée à cause de l'ombre causée par des cumulus. Ce regard...
… un regard que je connaissais bien. C'est tout à fait ce genre de regard que je pouvais lancer avec tant d'intensité.
J'avais ainsi essayé d'interpréter ce regard hostile en étant parvenu à ces conclusions : cette bête à la haine, cette bête souffre.
Oui, c'était bien de la souffrance que je voyais là. Quel genre de souffrance ? Peut-être le fait de ne pouvoir s'attacher à personne ou tout simplement de ne pas avoir quelqu'un à ses côtés pour l'épauler. Il est clair qu'avec ce que m'avait raconté le gardien de tout à l'heure si bien sûr il avait raison, toute sa vie ne devait être qu'un enfer, à cause de sa simple patte atrophiée.
Je ne saurais dire comment j'avais perçu le fait qu'il souffre, c'est comme si j'étais « rentré » en connexion avec cet animal. C'était intense, j'avais l'impression que je le connaissais mieux que quiconque au monde. N'étant pas omniscient, je ne saurais dire aussi dire avec certitude si c'était la même chose qu'il ressentait pour moi aussi, si il arriver à percevoir mes émotions, si il arrivait à me comprendre, mais à en juger par cette intensité de regard, je serais tenté de dire oui.
Derrière-moi, j'entendais des voix dans le public qui ne faisait que crier à vive voix :


« Allez Kroâ ! Ecrase-le ! »

« Cet homme à eu de la chance en ayant esquivé le coup, mais Kroa va le ratatiner ! »

Ces phrases ainsi prononcées me faisaient bien sourire, d'ailleurs ce sourire venait d'ouvrir le regard fermé du noireau. Il fallait que j'essaye de le faire réagir, lui faire comprendre qu'il peut y avoir au moins une personne à son écoute et qu'il peut avoir foi en lui. Là, je pensais bien sûr à moi. Je ne le considérait plus comme une ennemi potentiel désormais... non... j'essayais de le voir comme un ami.
C'était la première fois que je faisais autant d'esprit dans ma vie, certains me jugeront peut-être bizarre mais ça m'était complètement égal.
M'enfin, il fallait que je le fasse réagir maintenant, et coûte que coûte. Et ce qui marche le mieux dans ce domaine, c'est la carte de la provocation. Me tournant vers le public puis vers le volatile, je dis alors :


« T'entends ces gens, le piaf ? Tu devais déjà m'avoir tué depuis un bon moment... eh bien vas y qu'est-ce que t'attends ? T'as les chocottes ? »

Il n'en suffit pas plus à Kroâ pour « froncer les sourcils » et foncer sur moi tel un rapace à l'affût. Son regard était devenu noir de rage.

«  KRAAAAAH ! (Tu vas voir de quel bois je me chauffe !

Il tenta alors de m'asséner une série de coups d'ailes ajoutées à des coups de pattes rapides que j'essayais d'esquiver malgré moi, jusqu'au moment où il me percuta de plein fouet au niveau de la poitrine. Le coup était tellement fort qu'il m'envoya valser à une grande vitesse sur l'une des parois du bâtiment de l'arène. Pas de doute sa force était bel et bien colossale. Je l'avais bien sentie passée quand je l'étais écrasé au mur. A ce moment là, j'étais tombé au sol lourdement et ce à plat ventre. J'avais entendu les bruits de la foule en délire devant ce spectacle.

« Ouaiiiiiis ! KROA ! C'EST LE PLUS FORT ! »

« Il a encore une fois gagné ! 251 victoires et zéro … Huh ? »

Ce 'Huh', c'était leur réaction quand je m'étais relevé. Au début, c'était dur pour moi de me tenir à nouveau sur mes jambes, mais après j'y suis arrivé. J'avais même fait en sorte de cacher ma douleur par une impassibilité que je jugerait 'grandiose'. Tout cela semblait avoir étonné le corbeau apparemment, son regard portait à croire qu'il s'attendait à tout sauf à cela. Non mais qu'est-ce qu'il croyait franchement... peut-être était-il fort mais ça ne me ferait pas vaciller.
Avec tout cela, je n'avais pas abandonné la carte de la provocation. Le corbeau se tenait maintenant à plusieurs mètres de moi. En rigolant, je lui disais :


« Après ce coup, on ose dire de toi que tu as gagné 250 fois... eh bien mon pauvre, t'es misérable tout comme tu me trouves toi aussi misérable... »

« KR !!!  (Ferme là !

Peut-être était-ce la provocation de trop. Kroa s'élança vers moi en volant à ras de sol aussi rapidement qu'une fusée, et ceci bec le premier. Il voulait sans doute m'asséner un coup de bec aussi puissant que celui qui à suffit à détruire l'autre mousquetaire devant moi. Il n'était pas question de se laisser faire ici. Je dégainais alors rapidement mon sabre pour arrêter ce violent uppercut.
J'y étais parvenu. L'attaque avait été stoppée. Le corbeau, étourdi à cause du choc qu'a causé le bruit de la lame qui à résisté, fut envoyé quelques mètres plus loin en s'écrasant au sol. C'était l'occasion rêvée je crois...
J'en profitais pour courir vers lui et m'accrocher à son dos.


« Voyons voir comment tu voles... »

« KRAAAAH ! KRAAAAH ! (Lache-moi ! Dégage!) »

Le corbeau ne semblait pas apprécier le fait que je monte sur son dos, il entreprit alors de s'envoler dans les airs rapidement et en zigzaguant énormément pour pouvoir espérer me déséquillibrer, mais malheureusement pour lui ça ne servait à rien car je tenais fermement les bases de son plumage ébène.
Cette hargne, cette nature froide naturelle... raah, que j'aimais ce piaf. Oui, il me plaisait de plus en plus. Sûrement car, de mon existence, jamais je n'avais vu autant d'acharnement et de personnalité chez un animal.
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MessageSujet: Re: Kroa ?   Mar 24 Jan - 20:01




Il ne faisait que monter de plus en plus haut dans le ciel à une vitesse surprenante. Bientôt, en bas, on ne voyait plus que l'arène par un quelque chose qui devenait de plus en plus petit en avançant.
L'oiseau n'avait pas fait ça pour le plaisir, au contraire. Il était furieux et n'avait qu'une envie: peut-être était-ce me tuer. Mais j'étais trop bien agrippé, dommage pour lui.


« Si tu espère me faire tomber de ton dos, je crois que tu te fourre la patte jusqu'à l'oeil ! Je suis un ange, j'ai l'habitude des grandes hauteurs ! »

« KRAAA KRAAA !! (On va voir si t'est assez prétentieux pour résister à ça !) »

Le zigzaguement qu'il entreprenait jusque là s'arrêta pour faire des loopings que je jugerais spectaculaire. Tout d'un coup, ma tête dans tous les sens, mes prises étaient de moins en moins assurées. La pression de l'air était telle que je fus obligé de lâcher une main de son pelage.
C'était dangereux, à cette hauteur là si je tombais, j'étais cuit. On devait être à au moins cinq cent mètres d'altitude... je n'y surviverais sûrement pas.
Mais le fait que je sois dans cette position ne devait pas être un hasard pour moi. C'était comme si l'oiseau me mettait à l'épreuve, voir si j'étais digne de lui et si il pouvait me faire confiance. Cela prouverait par la même occasion que mes provocations ont porté leur fruit. Mais maintenant, c'était peut-être ça qui aller causer ma perte. Allais-je mourir à cause de mes provocations... ?
Non. En aucun cas. Il FALLAIT que j'arrive à me réagripper à ce volatile.
M'armant de toute ma volonté aussi forte soit-elle, je dirigeais ma main vers le haut de sa tête. Il fallait que je l'atteigne...
Je réussis. L'oiseau poussa un croassement sombre . Après quoi, je me redressais magnanimement vers le haut de son crâne.


« Bien tenté le piaf... mais j'aimerais savoir une chose... pourquoi tu tiens tant à rester en vie ? »

Les loopings que Kroa entreprenait s'estompèrent immédiatement lorsque j'avais sorti cette phrase. Il commençait maintenant à voler moins vite qu'avant. Elle devait sûrement être allée droit dans son coeur pour qu'il agisse ainsi.

« C'est vrai, tu as passé tant de temps de cet arène... 250 victoires ? Et pourtant tu as été chassé par les tiens n'est-ce pas ? Tu n'as personne autour de toi... pas même ta mère. »

Cette parole eut un effet boeuf en lui. Je le sais, tout simplement à cause de ses yeux. Même si j'étais aggripé à son crâne, je les voyais parfaitement. Ils étaient devenus ronds comme des ballons. Sa course était elle aussi devenue moins rapide, beaucoup plus calme comme le vol d'une mouette.
C'était vrai, si je me fie à ce que m'avait raconté le petit homme tout à l'heure. Juste à cause de sa patte, il avait été ainsi été rejeté par les siens, jugé "trop" différent. Cela voulait dire que même sa mère l'avait quitté ainsi que son père.
Cela me rappelait un épisode de ma vie... mon adolescence. A cette période, je me rappelais avoir beaucoup souffert de l'absence de mes parents. Mon père lui, m'avait abandonné moi et ma mère sur les îles célestes, tandis que lui était parti en cavale sur les mers bleues. Ma mère elle est partie alors que je n'avais que 15 ans. Si je devais expliquer à quel point j'étais si endeuillé, blessé, meurtri, subjugé, antipathique, empreint à la rage durant cette période, il faudrait bien plus que cette simple page pour vous expliquer ceci. Oui, moi aussi j'étais en colère d'être ainsi abandonné par mon père. Je me demandais pourquoi le monde était si injuste avec moi en m'enlevant ce qui était le plus précieux pour moi, mes parents...
... tout comme cet oiseau aujourd'hui. Lui devait avoir été livré à lui même à un jeune age. Il devait être tellement triste et en colère de ne pas avoir eu un entourage auprès de lui.
Je comprenais cet oiseau tout comme je me comprenais moi. Je vis alors de l'eau se former au niveau de son oeil droit. J'avais eu complètement raison, ce qu'avait dit le petit homme au nez grossièrement aquilin était donc vrai.


« ... de ta vie, jamais personne n'a cru en toi, jamais personne ne s'est inquiété pour toi. Jamais personne n'a eu confiance en toi, jamais personne ne t'a prononcé une parole réconfortante... jamais tu n'as pu avoir la conscience libre... alors que tu es un oiseau... »

Il y a à peine un an, si on m'aurais dit que j'allais faire autant d'esprit à un animal, j'aurais bien ri au larmes. Mais cette fois-ci, c'était complètement différent. C'était comme si je devais faire quelque chose pour cet animal.
C'est alors que je commençais à agir avec mes sentiments. L'oiseau ayant pris une allure plus modérée, j'en profitais pour saisir ses deux grandes ailes afin de les bloquer.

«KRAAA ? (Hein ?!) »

«... alors je dois te faire réagir ! Je ne te lâcherais pas tant que tu ne m'accepteras pas en tant qu'ami ! JE SERAIS TON AMI ! OUI, JE SERAIS LA QUAND TU AURAS BESOIN DE MOI ! »

« KRA.. A A...»

L'animal ne pouvait plus voler à présent, il commençait à tomber en pic.
Plus le temps passait, plus la vitesse augmentait. Bientôt, on pouvait aperçevoir l'arène de plus en plus grande d'en haut.
L'oiseau était vraisemblablement déboussolé. Mais il devait comprendre... il devrait comprendre de quoi j'étais en train de parler. Tout ce que j'ai dis était vrai, je le sais...
Ce n'est que quand la descente fut pratiquement finie que je l'entendis crier:


« KRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!! ( JE SERAIS TON AMI !!! ) »

Même si je ne comprenais pas vraiment ce qu'il disait dans la langue batracienne, je compris que ceci était une réponse positive, en plus des larmes qu'il déversait. Je souriais aussitôt. Je venais de gagner un nouvel ami.
Je le relâchais au moment ou nous allions nous écraser au sol de l'arène. L'aéro-piqué de l'oiseau se termina en un redressement spectaculaire sous les cris de surprise des spectateurs, pour ensuite se terminer en un attérissage fabuleux. Après quoi, je descendis de son dos pour ensuite me mettre face à lui en lui adressant un sourire.
Le regard du corbeau était rempli d'eau de larmes, et en quelque sortes, ses yeux me souriaient. Il avait enfin compris que je ne lui voulais pas de mal, au contraire.
Dans la foule, on pouvait entendre des voix bien distinctes:


« Que s'est-il passé ? Le combat est fini ? »

« Le mousquetaire d'Oz n'est pas mort ? »

La vie de cet bête ici était bel et bien terminée, c'était fini. Il fallait l'annoncer officiellement. Je me plaçais alors face au public et m'écriais:

« Les amis, sachez que cet animal n'est plus ce que vous croyez ! Ce n'est plus une bête de foire, non, c'est mon ami ! »

La foule resta visiblement incompréhensive. Tout cela n'était rien de toutes façons. Peut-être était-ce judicieux de partir à ce moment là. Mais... mais... pas habillé comme cela. Le mousquetaire d'Oz... moi qui pensais que ce costume m'allait bien, c'est complètement idiot.
Je commençais aussitôt à enlever mon déguisement de mousquetaire afin déja d'être plus à l'aise. Bien entendu, je n'étais pas nu derrière, j'avais simplement gardé mes véritables habits en dessous. En même temps, je disais à l'oiseau:


« Dis moi... Kroâ ? C'est un peu nul comme nom non ? Je suis sur qu'on t'a baptisé comme cela uniquement parce que tu ne fais que dire Kroa ! ... J'ai un autre nom pour toi... Back ! »

« KRAA ?! Kraaaa.... (Hein... Back... ?) »

J'avais fini d'enlever ce déguisement. C'était leur de partir. Je redressais alors mon bandeau sur mon front.

« Tu viens Back ? On pars d'ici ! L'aventure nous attends ! »


« KRAAA ! »

Le corbeau ne se fit pas prier. Il entama un vol rapide pour ensuite me placer sur son dos. Après quoi, nous commencions à monter dans le ciel. Le vent commença alors à être plus frais, plus fort. L'île ne fut que bientôt un minuscule point sur un merveilleux paysage océanique.
Le soleil commençait alors à se coucher sur cette magnifique journée.
J'étais tout heureux, et visiblement le corbeau aussi.
C'était le début d'une nouvelle amitié.



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Kroa ?

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