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 [Solo] Et l'écume aura le goût du sang...

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MessageSujet: [Solo] Et l'écume aura le goût du sang...    Lun 2 Jan - 20:21



I – Poupée de zan, à feu, à sang

Martyrium - Die Form

On ne peut pas s'en tirer à tous les coups. A force de trop miser sur la chance, les combinaisons gagnantes finissent par vous abandonner. J'avais beau chercher mes atouts, ceux qui, habituellement, m'aidaient à échapper aux situations les plus critiques, il semblait que tout m'avait abandonnée. Tout. Dans mon état, la seule fuite possible était d'implorer la mort, quelque chose de rapide, pas cette destruction lente du corps et de l'âme qu'ils me réservaient. Comment en étais-je arrivée là ? De la manière la plus sotte du monde. C'est toujours ainsi n'est-ce pas ? Au fond du gouffre, les souvenirs de ce qui a précipité la chute resurgissent, et il apparaît que tout a basculé à cause d'un geste ridiculement insignifiant, ou d'une succession de petites choses qui n'auraient jamais pu préparer à... ça. Un oubli, une inattention de quelques instants, et c'était tous les malheurs du monde qui s'abattaient sur vous... Sur moi surtout. Je crois que je ne m'étais jamais retrouvée dans une posture aussi délicate. La fin ? J'osais à peine l'imaginer. Et même si je plantais un regard sombre dans le regard du capitaine sans cœur qui me gardait captive, j'hurlais aux larmes à l'intérieur.

Il souriait, de ses affreuses dents en or taillées en pointe. Ma résistance n'était pas crédible. Qui pouvais-je encore intimider ? Les pirates n'avaient même pas besoin de m'attacher pour me maîtriser. J'avais mal, j'étais épuisée. Deux colosses me maintenaient agenouillée en me faisant bien sentir que, si je m'agitais, il leur suffirait d'une simple pression de la main pour m'exploser une épaule. Ils me faisaient éprouver leur force en sachant très bien que, vu l'angle de ma cheville droite, je ne pouvais plus m'échapper. Les salauds. Je regrettais que la haine ne puisse les brûler avec la même ardeur qu'elle enflammait mes yeux. Hélas, j'étais complètement désarmée. Seule, face à un équipage de pirates animé par la seule passion du saccage sanglant, je ne pouvais tout simplement pas m'en sortir. Ce capitaine sinistre, que tout South Blue appelait dans un souffle à peine audible « Le Passeur », n'était pas le genre d'homme auquel on n'échappait. Et pourtant, mon salut s'en était tenu à très peu. Une demi-heure avant que sa clique de forbans ne me tombe dessus, je refusais l'offre généreuse d'un marchand qui me proposait de voyager avec lui jusqu'à la prochaine escale. Regrettable n'est-ce pas ? L'une des brutes me tira violemment la tête en arrière.

– Eh bien ma chère Crève-coeur, ne suis-je pas un homme assez glorieux pour toi ?

La voix du Passeur me hérissait au plus haut point. Je gagnais du temps, sans trop savoir pourquoi, en le provoquant depuis un quart d'heure. Mais je savais que je n'avais absolument aucune chance de résister à sa volonté. Il me soumettrait à n'importe quoi. C'était terrifiant. Il n'y avait plus que la fierté. J'avais oublié d'être subtile. A quoi bon ? Le résultat serait le même. Je ne voulais pas négocier un traitement un peu plus tendre pour une humiliation semblable. Ce serait bien la dernière des faiblesses à laquelle je m'abaisserais en ce bas monde.
– Vous appelez ça de la gloire ? Votre célébrité est méprisable, vous n'êtes qu'un être médiocre, et cela suinte jusqu'à votre physique écœurant...
Cette insolence me valut un coup sur la tempe, assez violent pour me faire vaciller. Puis, il y eut comme une goutte qui se gonfla, qui explosa, et un fluide chaud et poisseux glissa sur ma mâchoire. Ça m'a fait rire, mais j'avais mal aux côtes. Je crois surtout que je me retenais de pleurer.
– Dire que je pensais que tu en avais eu assez, et voilà que tu en redemandes... Je vais finir par perdre patience tu sais. As-tu déjà entendu parler des traitements que nous avons coutume de réserver aux filles qui se moquent de moi ?

L'équipage ricana. Je n'avais aucune envie d'entendre l'histoire d'autres malheureuses. Ce qui était certain, c'est qu'on ne ressortait pas en vie de ce bateau... Pas moralement du moins. Quelle existence poursuivre après être tombé entre leurs mains ? Ces types étaient des monstres. Je ne doutais pas un instant de leur imagination florissante en matière de tortures et d'humiliation, surtout si cela impliquait une jeune fille.
– Tu peux t'unir à moi et je ferai l'impasse sur tes malheureuses erreurs de jugement mais si tu t'obstines, je laisserai mon équipage s'amuser avec toi autant qu'il lui plaira... si tu survis d'ici là, évidemment.
– Et vous pensez vraiment que je prendrais plus de plaisir avec vous ?
C'était le genre de provocation typique d'une personne qui se sent d'humeur suicidaire. Je m'étais fait un point d'honneur à ne pas lui céder, et peu en importait le prix. Je l'aurais payé de toute façon. Un pirate aussi minable que celui-là ne pouvait résister très longtemps à l'envie de partager un trophée de chasse avec ses compagnons.

Lorsqu'il s'est approché de moi pour coller ma joue à son entrejambe brûlante j'ai songé que même si je ne m'attendais pas à connaître une mort douce dans un lit, j'avais au moins eu l'espoir de ne pas finir de cette façon. Peut-être que tout se payait un jour. Mais que pouvais-je réellement me reprocher au fond, en toute honnêteté ? D’avoir une vie dissolue ? J’ai pensé à tous ces pseudos moralisateurs qui se feraient une joie de dire que je l’avais bien mérité. Ce sont les ignorants qui condamnent le mieux, des gens capables de marcher droit, avec des œillères, qui reçoivent le fouet sans broncher… Tandis que moi, au premier coup, c’est vrai, je suis tombée, je n’ai plus jamais retrouvé ce chemin sur lequel ils voulaient me voir avancer. Sans doute que j’ai raté ma vie. Ça m’a fait mal d’y penser, de réaliser que, concrètement, rien ne me retenait ici, pas même l’idée de manquer à quelqu’un…

Et puis, par un caprice soudain, la fortune se retourna de mon côté. Un cri retentit sur le pont, le vigile venait d'annoncer un navire marchand richement chargé et Le Passeur ordonna de me charger dans la cale le temps de l'assaut. Ils s'occuperaient de moi plus tard, en comptant leur butin. Leur victoire n'en serait que plus heureuse.



Dernière édition par Léa Crève-coeur le Mar 3 Jan - 0:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Solo] Et l'écume aura le goût du sang...    Lun 2 Jan - 20:33



II – Nouveau jet de chance


The Wretched - NIN

Je pouvais toujours m'avaler la langue, m'arracher les veines du poignet avec les dents, me rompre le cou moi-même... Après m'être énervée sur les barreaux de la prison qu'ils avaient aménagée, je n'avais pas trouvé d'autre solution. Il n'y avait absolument aucun objet par terre, rien pour venir à bout d'une serrure et de toute façon, j'avais la cheville cassée. Mon corps entier devenait mon geôlier. Il y avait aussi un vieux dans un coin de la cellule, tellement maigre, sec et affaibli que je l'ai tout d'abord pris pour un cadavre momifié par la poussière. Il s'est finalement mis à bouger pour me demander de lui raconter mes déboires, ce que je n'avais aucune envie de faire. Alors il m'a fixée un long moment. Les lambeaux de mes vêtements portaient mon récit. Il s’en était fallu de peu, de l’arrivée d’un équipage marchand prêt à se sacrifier pour me sauver de la flétrissure… Combien de temps encore ? Le vieillard prétendit, avec cet air de tenir encore moins bien debout que moi, qu'il allait m'aider à fuir... A condition d'un coup de chance.
– J'ai trop compté sur la chance, vous voyez bien que ça ne marche plus..., ai-je répliqué de très mauvaise grâce.
– Ayez confiance en la cupidité de ces hommes-là jeune fille...
Drôle de conseil. Je me suis recroquevillée dans un coin et j'ai attendu sans plus rien ajouter. Quelque chose comme trente minutes est passé. J'écoutais distraitement le tumulte des canons au-dessus de moi. Mais les pirates étaient sur le pont de l'autre bateau, il m'était impossible de savoir si les pertes étaient lourdes de leur côté. Je priais pour qu'ils se fassent dominer... Mais je ne les pensais hélas pas capables de se faire couler par un équipage d'humbles marchands... La porte de la cale s'ouvrit cependant pour laisser apparaître un pirate maigrichon dont l'absence au combat ne devait préoccuper personne. Il s'avança vers la prison en marmonnant tout seul :
– J'm'en souviendrais encore de la fois où l'capitaine a livré des filles à l'équipage. Et trois d'un coup, c'était pas rien. Mais tu parles, toujours les mêmes qui en profitent. Moi j'suis comme un chien, j'ai droit qu'aux restes, aux reliefs qui ressemblent plus à rien ouais. Eh toi beauté, r'garde moi un peu !
Tout ce que j'ai vu en levant mes yeux sur lui, c'est que ce gars-là était déjà bien rongé par l'alcool. Le vieillard me lança aussitôt un regard complice. La clé de la sortie se tenait devant moi... J'ai voulu me traîner jusqu'à l'ivrogne mais mon compagnon de cellule m'a soudain rattrapée pour me serrer jalousement contre lui en me pelotant la poitrine.
– Eheh, tu ne vas pas déjà me la reprendre, depuis le temps que vous me gardez ici, j'ai bien le droit de m'amuser un peu aussi.
Évidemment, l'autre homme s'énerva.
– T... toi tu... Tu la touche pas ! J'ai dit que ça serait moi le premier à en profiter !

– Le premier ? Je crois que tu viens un peu tard pour prétendre à ce titre mon pauvre ami...

Les gestes du vieillard se firent encore plus éloquents et je n'aimais pas vraiment ça... mais considérant qu'il s'agissait d'un moindre mal et qu'il était entièrement de mon côté, je me laissais faire en feignant vaguement de résister. Son plan fonctionna comme on aurait pu le prévoir. L'imbécile laissa toute prudence de côté et ouvrit la porte dans un élan de colère pour passer à tabac le prisonnier en oubliant complètement qu'il n'était pas en présence d'une vierge arrachée à ses parents lors d'un pillage mais d'une véritable pirate. Cheville cassée ou non, je l'ai rapidement expédié dans les limbes en lui donnant un coup sur la nuque avec le tranchant de la main. Nous l'avons ensuite bâillonné, ligoté, enfermé. Le vieil homme, un sauveur tombé du ciel en vérité, était bien plus robuste qu’il n’en avait l’air. Il m’avait soulevé entre ses bras avant de s’élancer jusqu’aux chaloupes.
C’était à peine croyable mais nous étions libres… Sur le pont des marchands, la bataille faisait toujours rage, l’écume de la mer se teintait de pourpre. Personne n’a remarqué notre fuite. Une main sanglante a bien failli nous faire chavirer mais il ne s’agissait de rien d’autre qu’un pauvre macchabée qui essayait désespérément de refaire surface. Un coup de rame l’a expédié au fond de l’océan. Nous ne pouvions pas nous permettre d’accueillir une autre personne à bord.



Dernière édition par Léa Crève-coeur le Mar 3 Jan - 13:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Solo] Et l'écume aura le goût du sang...    Lun 2 Jan - 20:51



III – Et sonnera le glas pour les bourreaux…


Under the Judas tree - Psyclon Nine

Monsieur Wimble, c’était son nom. Son prénom n’avait aucune importance, disait-il. Nous avons amarré sur son île après avoir passé deux jours à ramer… Enfin… île reste un grand mot pour qualifier la ridicule bande de terre sur laquelle il avait construit une cabane rudimentaire. Dix ans que cela durait. En réalité, il s’accrochait à la dernière parcelle qui avait survécu à une attaque pirate qui avait emporté tout son village alors qu’il était en mer. A son retour, il avait trouvé un désert à moitié submergé, aucun corps, pas de survivant, et sa fille était du nombre des victimes. Son histoire était un véritable supplice à entendre. Je ne comprenais plus pourquoi tout se noircissait à nouveau autour de moi. Je ne savais même plus trouver ces mots qui m’aidaient habituellement à rendre le sourire aux gens. J’étais dépassée. Et je suppose qu’on ne pouvait pas vraiment m’en vouloir après ce que je venais de vivre.
- Et qu’allez-vous faire lorsque votre cheville se portera mieux ? M’a-t-il demandé le deuxième jour en refaisant mon bandage.
La dure question. J’errais depuis deux mois et les choses ne semblaient pas vouloir changer.
- J’irai où le vent me portera…, ai-je dit en haussant les épaules.
- Une jeune fille comme vous ne devrait pas voyager seule, même si elle sait se battre… Vous avez eu de la chance de sortir saine et sauve de ce bateau… Beaucoup de chance…
- Je sais…, ai-je soupiré. Mais ne vous inquiétez pas pour moi, je retrouverai des compagnons…
Des compagnons qui m’abandonneront à leur prochaine escale ou que je n’aurais finalement aucune envie de suivre très longtemps, me suis-je dit avec amertume. Combien de rencontres, hélas, valaient la peine d’être prolongées ? J’avais peut-être raté celles qui auraient pu me réussir, tout cela pour suivre des pirates qui voguaient d’une île à l’autre sans but précis, des gens qui ne m’intéressaient même pas, et me sauver au bout d’une semaine, lorsque j’en avais assez. Ça ne pouvait plus durer mais je n’avais d’autre choix que celui d’avancer jusqu’à tomber sur la bonne personne, puisqu’on ne m’attendait nulle part… C’était du moins ce dont je préférais me persuader. Je pouvais encore croire qu’avec tous ces amants qui m’assuraient que je leur « manquerais », il y en aurait bien un, à cette heure, pour songer à moi, mais cette pensée était plus douloureuse que réconfortante. C’était admettre que je touchais un point où il ne restait rien d’autre que les belles paroles, des mots sans valeur, une paume ouverte sur du vent. Le vieillard le savait bien. Les années d’expérience pesaient sur son regard. Il est resté silencieux une journée entière puis, le lendemain, il est arrivé avec un petit coffre en me déclarant d’un ton solennel :
- Il y a quelque chose que j’aimerais te donner… Lorsque je l’ai trouvé il y a dix ans, j’avais prévu d’en faire cadeau à ma fille, afin que rien ne puisse lui arriver, parce que nous avons beau vouloir tout faire pour protéger ceux que nous aimons, il suffit parfois d’un rien pour qu’une vie s’éteigne entre nos doigts… Malheureusement, le sort était déjà joué à mon retour. Je tenais ce qui aurait pu la sauver entre mes mains, comme la chose la plus inutile du monde. Je ne sais pas ce qui m’a retenu de le jeter à la mer… peut-être la pensée qu’un jour, il pourrait protéger une autre jeune fille.
- Non… ça me gêne, vous avez déjà fait beaucoup pour moi, gardez ça pour une fille meilleure…
J’ai essayé de repousser le coffre sans avoir la moindre idée de ce qu’il contenait mais il l’a ouvert devant moi. Ce n’était qu’un fruit, rouge, dont la forme m’était complètement inconnue. Et j’ai très vite deviné que ce fruit-là renfermait un pouvoir immense… Dire que la perspective de gagner en puissance, de n’avoir plus à m’inquiéter de pirates de seconde zone ne me tentait pas serait de mauvaise foi. J’étais même prête à mordre dedans sans rien savoir de ses effets. Mais je ne pouvais accepter, la responsabilité était trop grande.
- C’est le fruit de la température, a-t-il expliqué. Un paramécia très puissant que Le Passeur convoitait. Mais je l’avais trouvé avant lui. C’est pour cela qu’il m’avait pris sur son bateau. Il avait juré de me garder là tant que je ne lui avais pas dit où je l’avais caché… Je n’aurais pas parlé. Alors vous savez, je serais mort, moi aussi, si vous n’étiez pas arrivée. Il va bien falloir qu’il finisse par servir… Mangez le… je n’en ferai rien…
Il l’a tendu vers moi. Je l’ai fixé en hésitant encore et il a ajouté :
- Si vous aviez eu le pouvoir de ce fruit au moment où ces pirates vous ont attaquée, aucun n’en serait sorti vivant… Savez-vous ce que cela signifie ?
- Qu’ils se pourraient qu’ils soient en sursis ? Ai-je dit en prenant doucement le fruit. Le vieillard a souri.
- Tout juste… Même s’il n’est pas très raisonnable de ma part de vous renvoyer près d’eux…
- Je crois que j’y serais retournée de toute façon… Et si ma cheville n’avait pas tant souffert, j’aurais allumé les poudres avant de quitter ce bateau…
- Hélas, je n’en doute pas un seul instant…

Nous avons échangé un regard complice. Je me suis dit que cet homme aurait pu être mon père, comme il songeait probablement à sa fille en me regardant croquer le fruit. J’aurais aimé que ce fût vrai… Pour une fois, j’avais le sentiment d’être comprise, parfaitement comprise. Mais ce n’était qu’une trêve prise sur le destin. A la fin de la semaine, j’étais prête à repartir, à faire des adieux de plus, sous la promesse d’un impossible au revoir… Il me restait au moins une dernière chose à accomplir pour honorer le présent inestimable qu’il m’avait fait. Les journaux se chargeraient de lui porter la nouvelle d’ici… une quinzaine de jours tout au plus. C’était le délai que je me donnais pour les trouver. Les trouver, et les tuer.
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