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 Les pas du Diable.

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Hanami Aylen

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MessageSujet: Les pas du Diable.   Jeu 29 Déc - 14:30



Les pas du Diable ;
« Courir pour retrouver ce sourire séraphique. »

|| C'est un RP se passant entre l'avant dernier et le dernier chapitre de son histoire sur sa présentation. Il explique comment elle a eu le fruit du démon et fait planer un petit mystère. C'est normal que vous ne compreniez absolument rien à la fin. Je résoudrais l'énigme dans un autre RP solo. Si quelqu'un sait d'où j'ai trouvé Apotep, il a tout trouvé. xD ||



Elle tanguait hors de la cabane. Tout se bousculait dans sa tête. Ses yeux, meurtris, n’arrivaient même plus à verser une larme. Elle venait de tuer son unique famille. Pour elle, c’était comme un père. Comment avait-elle put douter de lui ? Hanami se laissa tomber sur ses deux genoux. Elle voulait renaître. Comment ? Dans combien de temps ? Est-ce que ..? La mort. La mort serait-elle une solution ?
Ses cris de douleur semblaient percer les cieux, laissant la nature muette face à sa détresse psychologique. Elle se cognait contre le sol, espérant ainsi se libérer de toute cette horreur, en vain. Ses prunelles se courbèrent vers la voûte céleste. Elle tendit la main vers le haut. Iyami allait venir la chercher. Si seul la mort pouvait les réunir, elle crèverait. Point barre.
    - Attrapez la petite, siffla une voix féminine. La prophétie avait dit vrai.

Deux hommes surgirent des buissons, attrapant la jeunette qui ne résista pas, le regard vide. Une femme, des cartes dans la main, arriva et fixa l’enfant avec tristesse. Hanami, la reconnaissant, fit de même. Elle tenta de se justifier, mais rien de sorti de sa bouche. Elle avait tout perdu. Et cela se voyait dans ses prunelles, ne miroitant plus aucune chaleur, plus aucune vie.
    - Tu vas te reposer, ma belle, souffla-t-elle. On ne t’en veut pas. Ne t’en fais donc pas. C’était écrit, ma petite. Écrit depuis toujours. Je l’ai vu dans les cartes, ma belle. Nous le savions. Personne ne t’en veux. Même pas le Capitaine. Il repose en paix. Souris … Oublie tout ça. On est là. On est ta famille.
    - J’ai… C’est un rêve, hein ? Iyami, il est entrain de pêcher avec le Capitaine ? Je délire ? Oh, Rosa, dis-moi que je rêve. Dis-moi que je rêve depuis deux ans… Je t’en supplie !

La femme s’approcha gracieusement, et leva l’enfant doucement pour la prendre dans ses bras. Eh oui, pour elle, Hanami était sa gosse. Comme Iyami. Ils étaient les cadets de l’équipage, et le temps ne pouvait pas enlever les liens. Même si la jeunette était restée seulement trois mois à leurs cotés, elle avait donné son sang au Capitaine. Ils étaient tous liés par ces fioles. C’était son devoir de l’aider.
    - Iyami n’est pas mort… Il mentait dans la lettre. Il mentait, imagina la pirate, avant de continuer, une pointe de folie dans le regard, le Capitaine non plus, son cœur … Son cœur battait encore quand je l’ai arraché.

Rosa la serra encore plus fort. Elle sentait le cœur de son enfant crier autant qu’il le pouvait. Mais elle était impuissante. Rosa était voyante. Elle devinait tout à l‘avance. Elle avait tout vu, depuis au moins dix ans. Avant même qu’elle voit le visage de la jeune femme pour la première fois. Eh oui, la jeune femme … Ce n’était plus une adolescente rêveuse. C’était désormais une adulte détruite par la Destinée.
Rosa pleura également, désolée d’être impuissante à ce point. Ses deux compagnons, à coté, étaient muets.
    - Iyami … Iyami n’est pas mort. Il … C’est un artiste ! Un artiste ne fait pas trois quatre phrases sur sa lettre de suicide. Il en fait des tonnes ! Toujours ! Il est pas mort Rosa ! J’en suis certaine ! Le Capitaine l’a pas tué ! Tu as vu son cadavre ? Réponds-moi, Rosa, je t’en supplie. Il me reste que lui. Il est le soleil de ma vie. Il est la seule qui me rend heureuse. Il.. Il.. Ne pouvait pas me faire ça.
    - Assome-la, Rosa. Elle a besoin de repos, elle délire la pauvre,
    conseilla un des deux compagnons.

Elle s’exécuta. Son enfant tomba comme une masse. Rosa sécha ses larmes. Cela faisait dix ans qu’elle était rongée par cette prophétie. Elle avait éduqué Iyami depuis qu’il était haut comme trois pommes. A ses sept ans, elle savait déjà comment il allait décéder. Et désormais, c’était la fin. Sa culpabilité avait atteint son stade maximum.
Rosa vit que Hanami avait sur elle deux fioles du Capitaine et la lettre. Par curiosité, elle contempla l’écriture rondelette d’Iyami écrivant ses derniers mots. Elle remarqua une anomalie. Le jeune homme avait laissé une demi page entre la fin de la lettre et sa signature, chose qu’il ne faisait jamais. Ses camarades comprirent également que quelque chose ne tournait pas rond. Hanami avait raison. Iyami cachait quelque chose.

Ils transportèrent la jeunette inconsciente dans le navire. Rosa garda la lettre et s’enferma longuement dans son bureau. Après une analyse brève, elle constata que le vide sur le papier était bosselé. Sans hésitation, elle attrapa un crayon et coloria le blanc le blanc. Une phrase apparut, écrite en capitales.

VA A L’ENDROIT OU LES CŒURS DE GLACE PLEURENT A CAUSE DE L’ELEGIE DU VIOLON.

Elle convoqua quelques uns des membres de l'équipage pour montrer sa découverte. Tout le monde fut surpris. Certains hommes restaient silencieux, détruit par la mort du Capitaine. Bien que tout le monde y était préparé, il était dur de considérer sa meurtrière comme un membre de l’équipage à part entière. Un homme, qui au contraire, était très attaché à Hanami, s’empressa de gueuler :
    - Iyami a été un gros con jusqu’au bout ! Il ne faut pas qu’elle effectue cette stupide quête ! Il voulait quoi ? Lui donner espoir ? La détruire ? Elle va le penser vivant jusqu’à la fin !
    - D’un coté, on ne sait même pas où il a été enterré,
    souffla quelqu’un d’autre.
    - Attendez, c’est pas logique, commença Rosa. Il est mort en pensant qu’elle avait perdu sa liberté. Comment pouvait-il lui donner une quête à faire, alors ?C’est pas logique. Il y a quelque chose. Et .. C’est à Hanami de le trouver. Seule. C’est l’unique moyen qu’elle retrouve la paix.


***


Hanami partit quelques minutes après que l’on lui ait fait part de la découverte. Son visage rayonnait à nouveau. Elle prit un sac en bandoulière contenant deux trois vêtements de rechange, la lettre, une photo d’Iyami, et ses fioles. Elle mélangea les deux liquides pour s’en faire un seul pendentif, qu’elle s’accrocha grâce à un fil noir autours du cou. Elle était heureuse. Iyami était vivant. Elle en était persuadée.
Elle n’hésita pas une seconde pour se rendre à Northblue. Sa mère était originaire de là-bas, et elle était violoniste. Cette énigme était facile pour Hanami, connaissant les métaphores du jeune homme parfaitement bien. Elle devait aller dans une salle de musique où sa mère jouait. Mais où ? Elle ne se souvenait de rien d’elle ! C’était un comique, Iyami. Vraiment.
Un moi plus tard, elle arriva à la ville de Eliora. Elle était recouverte d’un tapis de ouaté. Il y régnait une atmosphère douce et agréable. Hanami avait fait des recherches, concluant que c’était ici que se réunissait de grands violonistes. Il ne parlait même pas de sa tendre génitrice dans son énigme,. Au début, elle s'était plantée.
Hanami vit au centre d’une place noyée par la neige, une immense sculpture représentant un violon. Elle fit un sourire plein d’espoir, accourant vers la statue. C’était évidemment de ça qu’Iyami parlait. Après avoir examiné le chef-d’œuvre un long moment, elle constata que deux pics anormaux se trouvaient au sommet du violon. Sans même hésiter, elle commença à escalader l’immense statuette en prenant appuie sur l‘archet de marbre. Lorsque la pirate arriva à l’endroit où se trouvait les deux pics, elle ôta la neige dessus pour découvrir des poignards d’Iyami. Hanami fit un sourire attristé. Pourquoi les avait-il amené ici ?
Elle n’eut pas le temps de méditer. Bientôt, sur la place déserte, arriva un groupe de Marines, commençant à lui tirer dessus. Elle attrapa les poignards, sauta du violon, et s’enfuit.

Pendant ce temps, Aylen D. Sofia sortait de son concert, violon à la main. Elle arriva sur la place avec mutisme, contemplant le paysage magnifique. La dame enfila son bonnet et regarda longuement la statue au centre de la place. Une jeune fille à la chevelure blonde l’escaladait. Repérée par les Marines, elle s’enfuit, deux poignards à la main.
Vous savez ce fil invisible qui unit une mère à sa progéniture ? En une seconde, malgré le temps, elle comprit que c’était sa petite fille qui se trouvait en face d’elle. Les larmes se promenèrent sur son visage. Son enfant se retourna un bref instant, avant de détaler. En un regard, Aylen D. Sofia comprit que sa petite avait mal. Elle avait beau l’avoir abandonnée et tout fait pour qu’elle ne porte pas le « D» dans son nom, sa génitrice comprit que ce n’était pas une histoire de papiers officiels. Même si elle avait voulu le contraire, Hanami avait la volonté du D dans les tripes.
Elle s’était enfuie de Gao.
Elle courrait vers sa Destinée.
Aylen D. Sofia fit un sourire attristé. C’était bien sa fille ça, et elle en était fière.

***

La jeunette se coucha dans une rue sombre, essoufflée. Elle devait avoir semée les soldats désormais. Doucement, elle sortit les poignards de leurs étuis. Un bout de papier tomba dans la poudreuse. Hanami l’attrapa vivement, les prunelles pleines d’espoir. Il y avait une adresse, écrite en italique. Ce n’était pas Iyami qui avait écrit ces mots.

22 rue place du paradis,
Santalia, Goa, Eastblue.
=> L’écrivain Anonyme.

Son espérance s’évacua d’un coup. Hanami laissa échapper quelques larmes avant de se ressaisir. Elle allait retourner à Goa. Il fallait qu’elle sache qui avait écrit ça, et qu'elle termine une bonne fois pour toute cette stupide quête.

***

Elle y était. Santalia était un petit village sur la côte d’une beauté impressionnante. Les maisons, de simples chalets de bois, étaient éparpillées un peu partout. La place du paradis n’existait pas vraiment. C’était un nom que donnait les villageois à un champs magnifique. Hanami en le voyant, comprit rapidement l’ampleur de ce nom. Il y avait des fleurs multicolores recouvrant le sol. Les pétales ondulaient dans le vent. Ce lieu semblait pacifique, loin de la guerre et de la mort. C’était un brin de paradis dans ce monde de folie et de haine.
Hanami passa des heures à chercher un indice, apaisée par la magie de ce lieu. Ce fut qu’après un long moment qu’elle tomba nez à nez avec une dalle de pierre. La jeune femme s’assit pour lire les inscriptions suivantes.

Iyami Satian
1992-2009

Bizarrement Hanami ne pleura pas. Au contraire, elle fit un petit sourire apaisé. Elle l’avait retrouvé. Il était plus près d’elle que jamais.
La pirate découvrit un petit tiroir sous la dalle. Elle le fit coulisser doucement, découvrant un drôle de fruit et une lettre. Elle attrapa le papier. Encore une fois, ce n’était pas l’écriture d’Iyami. Quelqu’un se jouait d’elle, connaissant ses faiblesses.

    Tourne la page, renaît de tes cendres. Il n’est plus là, lui, mais moi, je suis vivant. On se croisera un jour, crois-moi. Et tu comprendras qu’il y a plus important qu’Iyami dans ce monde. Je sais que tu ne piges rien à cette drôle de quête, mais ne t’en fais pas, ce n’est pas si compliqué que ça, même si pour le moment ça te parait illogique car tu ne me connais pas encore. Désolé de t’avoir fait espérer, mais je voulais t’amener à Northblue, pour te voir, rien qu’une fois.
    J’espère que tu réaliseras tes rêves. Même s’ils sont pas très légaux, je veux juste te voir sourire.
    L’écrivain Anonyme, Apotep.


Hanami resta là, ébahie. Mais qui était donc cet écrivain Anonyme ? Et surtout, que lui voulait-il ?
C’était totalement illogique. Comment a-t-il put écrire sur la lettre d’Iyami, trouver sa tombe, et prendre ses poignards ? Pourquoi lui avait-il confié ce fruit bizarre également ?
Elle était loin de s’imaginer se qui se passait derrière son dos, très loin.





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