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 - Hanami • Le Zéphyr pourpre.

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Hanami Aylen

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MessageSujet: - Hanami • Le Zéphyr pourpre.    Jeu 22 Déc - 19:11



HANAMI AYLEN





I - C A R T E •
D' I D E N T I T E



• Nom : Aylen.
• Prénom : Hanami.
• Surnom : Le Zéphyr pourpre. Au fur et à mesure, elle deviendra le Zéphyr Azuré.
• Age : Presque dix-huit ans.
• Sexe : ♀ féminin
• Lieu de Naissance : Gao ; Eastblue.
• Camp : Capitaine pirate, si possible.
• Race : Elle est devenue humaine lorsqu'elle a prit la mer.
• Métier : Musicienne.
• FDD/Arme : Fruit de l'oiseau - version Phénix - Hô Hô No Mi.
Cela m'étonnerait vraiment que j'ai le niveau, mais qui ne tente rien n'a rien.
• But / rêve : Foutre le bordel, sans être trop impolie. Se faire connaître. Créer une aire de principes et de liberté. Trouver le One Piece. Agacer toutes les pointures, pirates, révolutionnaires, ou Marines.




II- D E S C R I P T I O N S



x Description physique ;
La Capitaine est loin d’être magnifiquement belle. Non, elle n’est pas une parfaite parmi les parfaites. Au contraire, elle a des défauts qui lui donne un certain charme, et une once d’originalité.
Premièrement, elle n’est pas grande et mince. Ses épaules sont plutôt larges, bien qu’elle ait un poids tout à fait normal. Les gens se moquent également de sa petite taille. En effet, Hanami ne dépasse pas les un mètre cinquante-cinq. C’est un grand complexe qu’elle cache avec de hauts talons. La jeunette passe la majorité de son temps avec son apparence à moitié phénix pour que l’on la prenne au sérieux, car la populace a tendance à lui rire au nez et la considérer comme une enfant lorsqu’elle parle, ce qui est assez agaçant.
Sa démarche est toujours décontractée. Elle semble partout à l’aise, et ne se cache jamais réellement. Un fin observateur pourra néanmoins voir une anomalie dans sa démarche. La pirate traîne légèrement des pieds, et boîte un peu de la jambe gauche. Cela ne se remarque que très peu car Hanami tente toujours de corriger sa démarche. Cela n’est dût à aucune blessure, ce léger handicap est de naissance, et cela lui empêche de courir vite ou d’être adroite dans tout ce qui est physique, malgré sa discrétion.

Les traits de son visage sont elfiques. Son nez, par contre, fait exception à la règle, en étant un peu gros et droit. Sa lèvre supérieure est plus pulpeuse que l’inférieure, ce qui plait ou pas selon les gens. Ses yeux, par contre, sont le sujets d’un bon nombre de débats. Ils sont grands et obliques. Leur tour contraste avec sa peau blanchâtre vu que des cernes bien noires couvrent le haut de ses joues, et que ses cils sont très nombreux. Ses prunelles sont assez étranges. On dirait que l’on a mélangé du chocolat à du sang. Selon la quantité de lumière, elles prennent d’effrayantes nuances écarlates. En réalité, leur couleur change suivant ses émotions. Lorsque la colère la ronge, elles deviennent peu à peu pourpres, tandis qu’elles sont habituellement ambrées. Cela stagne depuis un an environ sur la même nuance de bordeaux, et l’on suppose que cela ne changera pas vu que Hanami est sans cesse agacée, même si elle ne le montre pas.
Les cheveux lui donnent un charme plutôt exotique. Ils sont d’un blond doré méchés d’un blond miel. C’est sa couleur naturelle et elle en est très fière. Ils sont ondulés, et tombent en cascade environ vingt centimètres plus bas que ses épaules. Hanami a tendance a se passer la main dans sa chevelure en faisant un sourire malicieux, ce qui plait souvent à la gente masculine.

Le fait qu’elle ne soit pas une planche à pain intéresse également. La Capitaine a une poitrine assez grosse, mais elle fait en sorte de ne jamais être vulgaire, en ne mettant pas des décolletés trop plongeants. Cela n’irait du tout avec sa manière de penser, vu qu’elle traite toutes les filles légèrement provocantes dans leur style vestimentaire. En effet, Hanami n’est vulgaire que dans les mots. Son corps est loin d’être exhibé à toutes les personnes le souhaitant, mais cela ne lui empêche pas d’être une véritable « m’as-tu vu ». Son style vestimentaire, sa langue bien pendue, son sourire en coin, en sont bien la preuve. En réalité, Hanami adore être le centre du monde, et son physique tient plutôt la route. Elle supporte le fait que l’on l’égale, mais pas que l’on la dépasse. Si la Capitaine rencontre une jeune femme nettement plus charmante qu’elle, elle trouvera toujours un moyen pour la rabaisser grâce à son sarcasme démentiel.

Elle a un style vestimentaire assez élaboré. En hiver comme en automne, on l’aperçoit régulièrement avec une chapka marron. Les gens ne la prennent que rarement au sérieux lorsqu’elle la porte, peu être parce que cela lui donne un air enfantin. Mais pour Hanami, c’est bien plus compliqué que ça. Tout d’abord, c’est un hommage à sa maternelle, qu’elle ne connaît pas et qui était originaire d’une ville où il faisait extrêmement froid à Nothblue. On peut également donner à cette chapka une connotation plus subtile, sa génitrice représentant pour elle l’allégorie de l’artiste, c’est un moyen de montrer qu’elle aussi en est une en portant quelque chose que sa mère aurait put avoir, tout en se détachant du lot en faisant preuve d’originalité.
Hanami adore tout ce qui est symbolique. C’est pour cela également qu’elle porte toujours autours du cou une fiole contenant le sang de celui qu’elle aimait, et celui de son ancien Capitaine, tout deux morts, mélangés au sien. Elle démontre ainsi qu’elle vit pour eux, comme si elle avait fusionné avec les deux hommes pour qui elle avait le plus d’estime, malgré tout.

Parlons maintenant de ce qui fait tout le charme de la jeunette : son sourire. Effectivement, comme pour de nombreuses personnes, il est authentique. En réalité, Hanami esquisse toujours un sourire malicieux. Les gens le trouvent généralement provoquant mais charmant. On peut lui reprocher d’être assez hypocrite. Hanami ne sourit pas parce qu’elle est joyeuse depuis longtemps, elle se contente de faire un rictus car elle est amusée par une situation quelconque, ou qu’elle pique quelqu’un avec une remarque acerbe. C’est en quelque sorte sa manière de se divertir et de passer le temps. Mais elle espère rire à nouveau gorge déployée, et sourire franchement, même si ce n’est pas encore d’actualité.

Au niveau des combats, Hanami est très faible. Elle ne frappe et tue jamais sans raison, si bien que ça lui coûte de nombreux ennuies. Son fruit du démon lui permet de respecter ses principes, vu qu’elle peut se défendre sans réellement attaquer. Mais attention, si elle se bat avec un but, la jeunette devient une véritable tigresse, et est capable de faire preuve de sadisme si son adversaire a fait quelque chose allant à l’encontre de ses principes. Peu habituée à son fruit du démon, la jeune femme se bat avec deux poignards, qu’elle manie d’ailleurs très mal. De plus, elle se fatigue très vite. Donc pour ses débuts en temps que Capitaine, on devra la couver un peu, le temps qu’elle gagne de l’expérience.


x Description Caractérielle ;
Est-ce que cela vous choque si je vous dis que Hanami est simplement humaine ? La jeunette n’est guère l’incarnation de la perfection. Bien au contraire. Comme toute personne en ce bas monde, elle est faite d’une mosaïque de traits de caractères, tous plus forts les uns que les autres. Cela fait d’elle un mélange lourd, instable, et variable. Un mélange qui la rend unique sans la sortir du lot. Car dans la vague de piraterie, elle n’est qu’un microbe timoré face à de nombreuses pointures, malgré ses airs hautains.
Par quoi vais-je commencer ? Ah oui. Hanami est une adolescente qui se cherche encore. Elle est extrêmement peureuse et un tantinet immature. Durant son enfance, on lui a apprit à être tolérante et respectueuse, si bien, que maintenant qu’elle est indépendante, elle fait le contraire de qu’on lui a enseigné. Elle est capable, sur un coup de tête, de risquer sa vie pour des choses puériles, rien que parce que ça lui rappelle qu’elle est libre. Elle a horreur de l’autorité que l’on peut exercer sur elle, ce qui est assez contradictoire, car Hanami adore commander et proclamer sa pseudo supériorité aux autres.

Malgré son immaturité sur de nombreux points, la jeunette est une fine stratège. Elle sait comment manipuler la populace dans des palabres incessants. Elle a une capacité d’anticipation plus élevée que la moyenne. Manipuler est une passion pour elle, et il s’avère qu’elle est plutôt douée. Elle échoue rarement à rendre un être courroucé, jovial, ou éploré lorsqu’elle le souhaite, et elle trouve l’idée d’avoir un impact sur les gens assez jouissive. C’est plutôt bénéfique, car elle ne s’en vante pas. Même son entourage n’est pas conscient qu’elle se joue souvent d’eux, et c’est en quelque sorte son petit secret, qui l’aide à penser que finalement, elle n’est pas si pitoyable que ça.

En général, les gens trouve la jeunette assez attachante. Les adultes la voient comme une pauvre enfant timide et timorée. Certains, même, disent qu’elle est un séraphin, simplement car elle est polie et aimable. Pourtant, les jeunes sont loin de dire la même chose d‘elle. Ceux qui la connaissent vraiment, pourront prétendre que c’est une vieille adolescente, sarcastique, flagorneuse, et anticonformiste. Mais surtout, une jeune adulte bouffée par ses rêves, et son envie de vivre une véritable aventure, comme on en voit dans les livres.
Son pire défaut est sans doute son irascibilité. Hanami a de nombreux principes, et si on les enfreint, elle ferra preuve d’une colère sans faille. La trahison d’un ami peut l’aveugler, agrandir ses courroux, et la rendre sadique. Quelqu’un qui l’a blessée moralement peut s’attendre à être poursuivi par la jeunette durant toute sa vie. Hanami n’oublie jamais lorsque quelqu’un lui a fait du mal, si bien qu’elle peut en devenir vicieuse. Elle est fréquemment torturée par sa colère, pouvant arriver à cause de choses totalement puériles, et la pirate peut devenir rapidement dangereuse, voire, incontrôlable, en mettant en danger la vie des personnes à qui elle tient, et torturant et tuant tout sur son passage.

On connaît Hanami pour être quelqu’un d’assez décontracté. Même si elle a peur, elle affichera toujours une allure méprisable et sarcastique. Certaines personnes, ne la connaissant pas, la qualifierait d’insupportable. Si par exemple, quelqu’un de nettement plus gradé qu’elle la prend de haut, Hanami deviendra flagorneuse, jusqu’à agacer sérieusement la personne. Elle est également sarcastique avec n’importe qui, ce qui est assez dangereux, car ce n’est pas conseillé d’irriter des gens une centaine de fois plus puissants qu’elle. Mais la pirate se fiche bien des conséquences, du moment que ça l’amuse. Même ses amis ont du mal à accepter ses traits de caractères assez développés, car avec elle, on ne départage plus l’ironie de la vérité, et cela peut rapidement devenir blessant.
Les gens connaissent également Hanami pour avoir également un humour à deux balles. Elle adore les blagues qui ne font rire personne, souvent moqueuses. La pirate s’attaque régulièrement aux patronymes des gens, en faisant des jeux de mots totalement immatures.


Le jeune femme a beau avoir un caractère plutôt acerbe, elle cache derrière cela une sensibilité dépassant la norme. Artiste dans la peau, la moindre chose l’affecte et elle a la larme facile, malgré le fait qu’elle se cache pour ne pas montrer ses faiblesses. La moindre remarque la brise intérieurement, et elle se contente de faire un regard malicieux, comme si cela l’amusait. Les gens croient qu’elle a un cœur d’acier, mais ce n’est guère le cas. Elle a juste tendance à ne pas exposer ses faiblesses, par peur que l’on la piétine. Hanami est également très romantique. Elle s’attache facilement aux gens, et même si elle ne le montre pas, tombe rapidement amoureuse. Pour les gens à qui elle tient, elle serait capable de faire n’importe quoi, si cela peut les faire sourire, qu’importe ce que cela pourrait endurer.

Je vous avais dit que Hanami était un artiste. Disons qu’elle en a été contrainte. Depuis son plus jeune âge, elle a subit l’éducation d’un enfant dans une famille aisée. Les instruments de musique n’ont aucun secret pour elle. Mais, comme par provocation, elle adore défier la norme, les règles d’art plastique ou même de solfège. C’est-ce coté là qui la rend artiste plutôt que musicienne classique, bien que ce soit assez blasphématoire pour ces chers parents.

Concluons que Hanami est une personne changeante, assez flagorneuse et sarcastique. La seule chose qu’elle hurle, c’est sa liberté. Le reste se contente d’être fallacieusement caché.






III - H I S T O I R E


La cage en or.

    « -Quartes, quintes et octaves sont toujours justes, Mademoiselle Aylen, toujours ! »

La gamine enchaînait les notes méthodiquement. Elle trouvait ces musiques fades et monotones. Mais dans cette triste société, elle était condamnée à se taire. Son enseignante, une vieille femme à la peau flasque et à la voix flûtée, jacassait encore et encore, critiquant sa position, son manque d’attention, et pleins d’autres choses que l’enfant n’écoutait pas. Elle devait se contenter de faire l’ange attentionné et obéissant, mais dans sa tête, elle songeait depuis des années à lui faire un doigt d’honneur.
Hanami aimait le son de la guitare, mais son père refusait obstinément qu’elle apprenne cet instrument « sans aucun raffinement ». Seul ce maudit piano, fait en bois d’une rareté exceptionnelle, parait-il, ponctuait ses journées. Elle détestait cette vie stricte et sans couleur, mais ce qui l’agaçait plus que tout, c’était son ignorance sans faille.
Dix ans. Dix ans qu’elle stagnait dans cette sublime demeure faite par les architectes les plus qualifiés d'Eastblue. On se fichait bien qu’elle soit au courant de la misère du monde, des pointures qui rendait son univers si simple, si beau, si artificiel. Son père, ou plutôt son géniteur, un homme rondelet, vêtu de soie, et au ton hautain, la qualifiait d’ingrate. La seule fois où elle avait voulu engager la discussion avec lui, la jeunette s’était contentée de lui demander si elle pourrait devenir une musicienne talentueuse comme sa tendre mère. Son procréateur lui avait répondu, d’un ton sec :

    - Sois belle, et tais-toi.


Et voilà. C’était une gamine qui devait se contenter de connaître ses leçons de solfège et de savoir porter de belles robes. Une enfant à qui l’on autorisait pas de rêver. Un vulgaire pantin de la société aristocratique.
Si encore, elle pouvait songer au Prince charmant… C’était simplement impossible, Hanami connaissait le mariage, mais pas l’amour. C’était juste un moyen d’assurer la richesse de la descendance de sa noble famille, et rien d’autre.
Sa maternelle n’était pas là. A ses yeux, c’était sûrement la femme la plus intelligente au monde. Elle ne s’était pas laissée prendre par les filets de l’artificiel. C’était une vrai artiste, indépendante et farouche, sautant de ville en ville pour faire partager son art en quelques notes, en quelques rimes. Mais c’était également une traîtresse car elle était laissé son enfant sur cette terre sans sentiments et sans couleurs. Mais Hanami n’arrivait pas à lui en vouloir, la haine était une émotion humaine, hors on lui avait apprit qu’à être un ornement.

    -Excusez-moi Emmanuelle, demanda doucement l’enfant à une servante qu’elle appréciait beaucoup. Savez-vous ce qu’il y a après notre cité et la décharge ? Dites-moi s’il vous plait.
    - Il y a l’océan. C’est une vaste étendue d’eau, ou se trouvent d’autres îles, d’autres gens, qui ont des objectifs, des compagnons, et des rêves.
    - Et je pourrais le voir, l’océan, un jour ?
    -Tu pourras voir le port, sans doute, au bord de la ville.


La servante s’éclipsa, sûrement intimidée, voire affligée par l’ignorance de la gamine. Elle était inconsciente que les prunelles ternes de l’enfant s’était éclairée d’un coup, rognée par son imagination, qui pour la première fois de sa vie, était en marche.


Le cri des rêves.

Quinze ans. Voilà l’âge qu’avait Hanami. Elle commençait à devenir une jeune femme que de nombreux courtisaient. Mais son géniteur refusait toujours qu’elle sorte avec eux, rien qu’une heure ou deux, juste pour apprendre à se connaître. Il était inconscient que derrière ses airs de séraphin, Hanami devenait au fur et à mesure une vraie teigne. Elle forgeait son caractère sans jamais pouvoir le montrer. Elle devenait forte grâce à ses pensées perspicaces. Son procréateur ne se rendait pas compte qu’elle n’était plus une enfant, et que sa fille était trop intelligente pour être un simple ornement. Et que même si elle avait appris à se taire et à être belle comme il avait demandé, ses prunelles d’ambre miroitaient sa fougue encore muette.
Sa servante lui avait apprit des gros mots, et d’autres choses que sa famille trouvait d’une effroyable bassesse. Et rien que pour cela, elle se trouvait intelligente. Hanami n’était pas faite pour rester dans cette somptueuse demeure. L’adolescente rêvait de découvrir le monde et de se lier avec des gens, chose qu’elle n’avait jamais fait. Et elle s’était donnée une date pour s’enfuir.
C’était aujourd’hui.

Elle passa délicatement sa jambe par-dessus l’encadrement de marbre de sa fenêtre lorsque sa servante avait le dos tourné. Logeant dans le premier étage, la chute fut assez douloureuse. Elle tomba mal sur les dalles de pierre de la ville, et sa belle robe de soie se teinta de pourpre. La douleur la fit sourire. C’était une sensation nouvelle et excitante. Hanami avait envi d’avoir mal un peu plus souvent, rien que pour mieux profiter du bien. Le seul fait de savourer l’air de la rue lui faisait éprouver un bonheur intense.

Durant toute la soirée, elle se promena dans les méandres urbaines, jusqu’à tomber sur le port. Ce lieu qu’elle avait imaginé durant cinq ans.
Pour la première fois de sa vie, Hanami avait un rendez-vous avec l’océan.

Des navires, comme ceux qu’elle avait vu dans les encyclopédies qu’elle lisait en cachette, étaient attachés à des bites d’amarrages. Au loin, on voyait encore la mer. Hanami se demanda si l’océan ne reflétait pas les rêves de tout les êtres vivants, car il miroitait toutes les étoiles du firmament avec une intensité remarquable. Et elle se dit que les siens étaient l’immense tâche laiteuse au centre. La lune.

    -Bonjour très chère, souffla quelqu’un d’une voix flagorneuse. Que me vaut votre présence ici ? Vous voulez un café peu être ?


Hanami remarqua l’ironie dans son ton, et se retourna rapidement, agacée. Elle vit un jeune légèrement plus âgé qu’elle. Il était grand, sa peau était légèrement hâlée. Ses cheveux à la couleur de l'encre ondulaient face au coulis du vent. Il lui fit un sourire charismatique, et s’approcha d’une allure décontractée. Ses yeux étaient aussi sombres que l’ébène, cernés de noir, émanant de la malice. Hanami ne comprit pas réellement le sentiment qu’elle éprouvait à sa vue.
Jamais l’adolescente n’avait ressenti ce genre d’émotion.
C’était la soirée des innovations.

    - Dis, t’as pas des vieilles fringues à me prêter ? Demanda-t-elle. Je veux partir. Et c’est pas avec cette robe que je vais réussir à être discrète.


Elle supposa qu’il fût surpris par son langage courant voire familier, car il éclata de rire. La jeunette fit à son tour un sourire fier, c’était la première fois qu’elle s’adressait à quelqu’un sans dire des politesses abusives. Le jeune homme s’approcha si près de Hanami qu’elle rougit immédiatement. Il l’attrapa gentiment, arracha sa robe d’un geste vif. L’adolescente devint livide, voyant cela comme une attaque plutôt provocante. Elle était assez ridicule, avec un bustier et des bas en coton. L’inconnu, lui, restait impassible. Il retira son tee-shirt noir et lui passa.

    - Tu as cru que j’allais te violer ou quoi ? Tes bas feront l’affaire, on dirait que tu portes un pantalon large en mauvais état, c’est tout. Par contre, le bustier, c’est c’est pas très classe. Tiens, je me retourne, t’en fais pas.


L’adolescente enleva timidement son bustier et le remplaça par le tee-shirt du jeune homme. Lorsqu’il se retourna, il ramassa sa robe déchirée, sortit un briquet de sa poche, et la brûla. Ce geste était l’incarnation de sa nouvelle liberté. Hanami lui fit un immense sourire, dévoilant toutes ses dents. Le jeune homme le lui rendit, inclinant légèrement la tête. Lorsqu’il resta que des cendres de son unique marque de noblesse, l’inconnu souffla d’une voix chaleureuse :

    - Alors comme ça, une richousse veut devenir libre ? C’est pas commun tout ça. Je pense que ça va plaire au Capitaine. Tu sais quoi ? Je suis ton homme.


Il lui tendit la main. Elle la serra. Hanami, en l’espace de quelques minutes, venait de se faire un ami.

La brise de l'Aventure.


Premièrement, Hanami n’avait aucune idée de ce qu’était un pirate. Elle qui se pensait érudite, elle tombait de bien bas. Ils passèrent la soirée à discutailler entre deux immenses caisses en bois. L’adolescente en apprit plus sur le monde en l’espace de quelques heures que durant toute sa vie. Ses prunelles brillaient tant les histoires du garçon semblaient incroyables et imaginaires.
Lui, il s’appelait Iyami. C’était un pirate assez réputé sans le coin. Il se battait avec deux petits poignards, qu’il manipulait avec une précision hors pair. Il n’avait aucune attache, et n’aimait que son capitaine et le reste de l’équipage. C’était d’ailleurs le second, et Iyami n’hésitait pas à faire preuve de goguenardise en le rappelant toute les cinq minutes. Le One Piece sera à son capitaine. Il donnera sa vie pour cela.

    - Tu vas nous joindre, n’est-ce pas, hein hein ? Je t’apprendrais à te battre, et tout et tout.
    - Pourquoi tu me poses cette question ? Tu sais très bien que je veux me casser d’ici. Et ça à l’air tellement bien que …
    - OK ! ON VA VOIR REYLORD !


Ils longèrent le port jusqu’à atteindre un immense navire. Iyami la conduisit dans un petit bureau en son intérieur. Un homme trentenaire, aux prunelles obliques et yeux cheveux longs les accueillit d’un regard sombre. Il mâchait le bout de son stylo encre, semblant méditer ainsi depuis des heures. Le capitaine, au bout d’une flopée de seconde, passa ses cheveux pourpres derrière ses épaules avant de croiser les doigts et de faire un regard exaspéré. Hanami fut intimidée par cet homme à l’étrange charisme, et pivota légèrement vers la sortie, on sait jamais.

    - Mon pauvre Iyami, je sais que tu es jeune, mais n’utilises pas ton argent pour une prostituée … Beau comme tu es, tu te trouveras une jolie femme bien habillée gratuitement !


Hanami devint verte. Sa servante lui avait souvent parler des prostituées. La jeunette en avait également déjà vu. Son procréateur en avait pleins à lui seul. Iyami, lui, éclata ouvertement de rire, attrapant l’adolescente par les épaules. Le Capitaine comprit rapidement qu’il faisait erreur vu la couleur du visage de la jeune fille, et les rires de son second. Il se contenta de faire un sourire amusé, et de remettre le stylo dans sa bouche, disant entre deux mâchouillements qu’il les écoutait. Iyami lui expliqua avec beaucoup de finesse la situation de Hanami. Une fois l’histoire terminée, le Capitaine se leva vivement et vint en face de la jeunette. Il sortit son poignard, et lui attrapa la main.

    - Jure-tu de nous être fidèle jusqu’à la mort, lady ?
    - Oui.
    - Alors, à partir de maintenant, l’équipage entier vivra pour toi, autant que tu vivras pour chacun d’entre eux. Tu te battras pour notre gloire au péril de ta vie. Tu voyageras à nos cotés, et nous partageront les rires comme les peines.


Il taillada la main à Hanami, et sortit une fiole de sa poche. Il y laissa tomber trois gouttes. Le capitaine Reylord se coupa à son tour, et mélangea le tout. C’était une manière bizarre de montrer par des gestes qu’elle était à jamais liée à lui, pour le meilleur et pour le pire. Beaucoup aurait trouvé cela effrayant, mais cette drôle de coutume la fit rire.
Et Iyami, derrière, tout heureux, était conscient que cette fille allait devenir quelqu’un d’important à ses yeux, malgré leurs différences.

***


Trois mois que Hanami avait prit la mer. La pirate s’était liée d’amitié avec tout le monde. Elle était serviable et rusée. La seule chose que l’on pouvait lui reprocher était sa faiblesse, autant morale que physique. Iyami l’entraînait au combat, sans grands résultats. La lady hésitait toujours avant de le frapper, si bien que le jeune homme la battait rapidement. Il conclut qu’il allait devoir la protéger de tout, et bizarrement, ça le gênait pas. Cela devint à ses yeux une promesse personnelle, il devait prendre soin de la petite nouvelle. Et ce serment prit tout son sens le jour où le Capitaine voulu parler personnellement aux jeunots.

    - Hanami, Iyami, j’ai une mission pour vous. Très importante, souffla le Capitaine d’un ton impérial. Il faut que l’on revienne à Goa. Le conte Loévan a un des sabres les plus précieux du monde. Il me le faut.
    - Mais Capitaine !
    Protesta Iyami. Hanami est bien trop faible pour ce genre de chose. Et puis, vos informations sont-elles fiables ?!
    - La lady connaît le conte Loévan. C’est un ami à son père. Elle saura mieux se déplacer chez lui et t’aideras. Et oui, mes informations sont fiables. Cela fait des mois que j’étudie la chose, et mes recherches ont confirmé le fait aujourd‘hui même. Crois-tu que je suis un incapable ?


Iyami serra les dents. En réalité, il était terrifié à l’idée de revenir à Goa. Il éprouvait un mauvais pressentiment. Mais le pirate s’était préparé à la chose. Le Capitaine, en plus d’être un bretteur, était un collectionneur voulant les sabres les plus précieux, et il était logique que les biens les plus coûteux se trouvent chez les aristocrates..
Agacé, le jeune pirate attrapa son amie par l’épaule, partant avec elle en claquant la porte.

***



Lorsqu’ils arrivèrent au port, Hanami frissonna. Elle ne voulait pas remarcher à nouveau sur cette terre. La jeunette avait l’impression d’avoir été libérée de ce monde guindé. Que lui arriverait-il si quelqu’un la reconnaissait ? Elle serait à nouveau enfermée dans sa cage en or, jusqu’à qu’elle oublie toute les choses qu’elle avait apprit en ces trois mois. Pire, son géniteur lui trouverait un vieux mari fortuné, se servant d’elle comme un ornement, comme pour changer.
Elle n’avait jamais été aussi heureuse qu’avec Iyami. Le soir, il lui racontait des anecdotes sur ce monde qu’elle connaissait à peine. Il savait la rassurer. Elle rougissait lorsqu’ils se battaient. Hanami se droguait de ses sourires, de son sarcasme, de ses taquineries. Elle l’aimait même peu être encore plus que sa propre liberté.
Les membres de l’équipage allèrent faire des emplettes, tandis que d’autres se saoulaient sur les pontons. La jeunette, elle, était avec le capitaine et son second. Il régnait une ambiance pesante. Iyami, impatient, s’humecta les lèvres, et partit devant. Le Capitaine lui ordonna de le suivre. Elle le fit.
Les rues étaient tellement propres qu’elles en devenaient sales, et les maisons tellement somptueuses qu’elles en devenaient banales. Hanami détestait cet endroit, et elle ne le cachait pas. Ses prunelles d’ambre miroitaient sa peur et ses courroux. Elle en voulait au Capitaine de l’avoir ramené ici, elle qui voulait visiter d’autres lieux, et partir loin, très loin.
Iyami lui attrapa la main. Elle n’avait pas besoin de palabrer des heures pour lui exprimer ses craintes, il comprenait. C’était sans doute pour cela que la pirate l’aimait plus que tout au monde, sans doute était-elle naïve de croire qu’ils étaient inséparables. Mais il était impensable pour elle de croire le contraire.
Ils arrivèrent devant la maison du lord Loévan rapidement. Hanami reconnaîtrait toujours ses vitraux et ses mosaïques, ornés de leurs ancêtres les plus lointains. C’était un moyen de montrer aux autres leur richesse malgré le temps. Il n’y avait pas plus ostentatoire et plus laid.
Ils attendirent la tombée de la nuit avant de se faufiler clandestinement en forçant une fenêtre. Une bouffée d’adrénaline s’empara de la lady, si bien qu’elle ne put pas s’empêcher de passer la première. Iyami la suivait prudemment, gardant un œil sur sa protégée. L’adolescente semblait savoir où pourrait ce trouver ce fameux sabre. Elle conduisit son ami dans un petit bureau au premier étage, faisant attention à ne faire aucun bruit.
La moquette était rouge et soyeuse, les murs, ornés de tableaux, et les étagères remplies de reliques. Ses yeux brillèrent. Ils commencèrent à vider les tiroirs, à fouiller partout, sans rien trouver.

Le conte Loévan était plongé dans sa lecture, deux pièces plus loin. Il fut intrigué lorsqu’il entendit quelques craquements, avant de se dire qu’il délirait et de se remettre à bouquiner.

Hanami, persuadée qu’ils allaient trouver ce qu’ils cherchaient dans cette pièce, continuait à fouiller intensément. Iyami, agacé, suivait du regard le moindre de ses mouvements. Cela ne rimait à rien. La pirate eut l’idée de regarder le sol, et rapidement, elle remarqua qu’un endroit était légèrement tailladé. Excitée comme une puce, elle poussa brutalement Iyami pour attraper un de ses poignards. Le jeune homme surpris, trébucha et fit un bruit épouvantable, se ramassant contre une armoire.
Le conte se leva, désormais entièrement conscient que quelqu’un s’était infiltré dans sa demeure. Il n’appela pas ses servantes, et se contenta d’attraper son katana le plus précieux, caché sous son lit, et de se diriger vers le bureau.

    - Ptain, Hanami. Il faut qu’on dégage, il arrive.
    - Attends, j’y suis presque !


Tailladant soigneusement la moquette, elle découvrit juste un creux totalement vide. Quelqu’un s’était contenté de changer la moquette juste à cet endroit car elle avait été abîmé. Son cœur battant la chamade, elle regarda Iyami, ouvrant violemment la fenêtre.

    - Je saute, cracha-t-il. Suis-moi ! Vite ou on est finis !


Lorsqu’elle s’apprêta à le rejoindre, une horrible douleur arriva au sein de son ventre. Son tee-shirt devint écarlate. Le bout d’une lame dépassait prêt de son nombril. On venait de la transpercer. Sa vision se troubla. Hanami profita de ses dernières secondes de conscience pour serrer le poignard qu’elle tenait. Lorsqu’elle tenta de le planter dans le cœur du Lord, sa conscience lui en empêcha. Elle était incapable de faire du mal à qui que ce soit.
Iyami, en bas de la demeure, lui hurlait de le tuer. Il ne pouvait pas venir l’aider, il était impuissant.

Hanami sombra dans les ténèbres, consciente qu’elle venait de gâcher sa vie à cause de sa propre faiblesse.
Iyami fut rapidement encerclé par des serviteurs armés. Il réussit à s’enfuir, gravement blessé, détruit à l’idée de ne pas avoir put protéger Hanami.

Le cri du mistral.




Hanami se réveilla dans sa propre chambre, enveloppée dans des draps de soie. Son ventre était couvert de bandelettes. Elle avait mal. Extrêmement mal.

Tout se passa très vite. Son géniteur l’accueillit avec une belle paire de claques. En l’espace d’un moi, on la maria à un quinquagénaire. Elle déménagea à Alabasta, sur Grand Line, suite à un accord avec le conte Loévan pour qu’il ne porte pas plainte. Bizarrement, Hanami était plus souriante là bas. Elle découvrait des nouveaux gens. Son mari la laissait libre. C’était un gentilhomme, plutôt bienveillant. Il ne voulait pas qu’elle le satisfasse sexuellement. Il se contentait de la rendre heureuse du mieux qu’il pouvait. Mais malgré son bonheur, la jeunette avait assez mal, sans forcément le montrer.

Iyami lui manquait atrocement. Elle était désormais consciente qu’elle était amoureuse de lui. Chaque jour, elle l’imaginait, découvrant de nouveaux lieux. L’avait-il oublié ? Sûrement. Jamais il n’avait cherché à la retrouver. Et pourtant, l’ancienne pirate espérait encore le revoir un jour. Jusqu’à ce funèbre samedi.

Comme d’habitude, elle allait chercher tous les matins le journal à pieds.
A la une, on parlait d’une affaire au gouvernement mondial. Hanami le lisait attentivement. Elle prétendait sans arrêt à son mari que tout cela la cultivait, en réalité, elle voulait seulement avoir des nouvelles des siens.
Une fois sa lecture terminée, elle tourna la page, pour tomber sur l’actualité d’Eastblue. Elle retint son souffle en voyant la photographie au centre de la feuille. Il y avait un homme aux cheveux attachés en arrière, faisant une accolade à un autre garçon, beaucoup plus jeune. Ses yeux et ses cheveux étaient sombres. Sa coupe était mi-longue, et une mèche tombait près de son regard. On pouvait voir, malgré le manque de couleur du journal, d’immenses cernes sous ses yeux. Mais le plus déroutant était son sourire malicieux, que Hanami connaissait trop bien.

Elle lut le texte.
Ses doigts se serrèrent, déchirant le journal.
Ses muscles maxillaires se crispèrent.
Ses yeux se perlèrent de larme.
Son hurlement sembla trancher le ciel tant il était lourd de sens.
Hanami venait de perdre celui qu’elle aimait le plus au monde.
Et c’était son propre Capitaine qui l’avait tué.

***

Hanami n’était plus une adolescente, mais une jeune femme. La colère la rongeait depuis désormais deux ans, jusqu’à faire d’elle un être doux au revers sadique. Elle n’avait plus de maisons depuis longtemps. La mademoiselle voyageait en manipulant de nombreux capitaines. Parfois, elle s’attachait à des équipages, mais jamais elle ne restait. Disons que pour le moment, elle avait du mal à sourire, tant sa soif de vengeance la dévorait. Cela faisait des mois que seul une pensée lui traversait la tête, tuer Reylord. Il avait assassiné son second, pour la puérile raison qu’il ne lui avait pas ramené ce foutu sabre. Hanami n’arrivait pas à oublier Iyami. C’était à la limite de l’inconcevable du moment que son Capitaine était encore en vie.

Elle avait changé moralement également. Son tempérament acerbe avait prit le dessus. C’était désormais une jeune femme farouche et libre. Elle n’avait plus besoin de personne pour avancer. Les gens doutaient même qu’elle ait encore un cœur. On raconte qu’après avoir lu le journal, annonçant la mort d‘Iyami, elle était rentrée chez elle, et avait fait ses affaires. Son mari avait tenté de la retenir. L’adolescente l’avait décapité avec un sabre d’ornement. Mais cela n’était qu’une rumeur.

Hanami soupira, entrant dans un petit cabanon au large d’une île anonyme. Pour faire son effet, elle défonça la porte d’un coup de pieds, même si elle était ouverte. La jeune femme adorait rajouter un coté théâtral à tout ce qu’elle faisait, surtout lors d’un moment aussi mémorable que celui-ci.
Un homme, d’une dizaine d’années de plus qu’elle s'apprêtait à partir de la cabane. Il s’attendait à avoir une pareille visite.

    - Alors comme ça, tu n’es plus Capitaine, bâtard.
    - Hanami... Laisse-moi tout t’expliquer..
    - La ferme, Reylord.


Elle lança son poignard dans l’épaule de son Capitaine qui, ébaubi, tomba à terre. Hanami en profita, dégainant trois autres poignards, et empala son ennemi. Il se retrouva coincé contre le sol, transpercé aux quatre membres. La jeune femme fit un sourire sadique, en voyant la détresse dans le regard de son Capitaine. A l’aide d’un canif, elle lui taillada deux vagues sur chaque joues. Elle le sentait haleter. Oh mon dieu, que c’était jouissif.

    - Savez-vous que je suis une artiste ? Votre meurtre sera un chef-d’œuvre, mon Capitaine. Et surtout, vous allez souffrir. Autant que Iyami a souffert. Autant que j’ai souffert depuis deux ans. Et vous, connard, vous allez crever, petit à petit. Trèèèès lentement.
    - Je .. Je ne l’ai pas tué. Il .. Il..


Courroucée, Hanami le fit taire d’un coup de point. Elle le tortura intensément durant toute la journée. Vers six heures du soir, la jeune femme avait effectivement fait un atroce chef d’œuvre. Elle avait peint du sang de son Capitaine le visage d’Iyami juste à coté de sa tête. Elle avait taillé des insultes sur tout son corps, marqué le nom de son ami sur son front. Il agonisait en silence. Des larmes coulaient sur ses joues, mais pas de souffrance. Il était désolé de voir ce qu’était devenu sa protégée, bouffée par la haine. La pirate pleurait aussi. Oh oui, elle pleurait. Car sa vengeance ne calmait pas sa douleur. Au fur et à mesure, elle se rendait compte qu’elle devenait un vulgaire monstre. Que Iyami avait prit son cœur dans son tombeau. Que jamais elle ne pourra vivre normalement.
Elle était changée à jamais.
    - Tes .. Tes yeux étaient tellement plus beaux lorsqu’ils étaient ambrés. Ton sourire tellement plus charismatique lorsqu’il n’était pas entaché de sang. Hanami, ma petite Hanami… J’espère juste que je serais la dernière victime de ta colère, que tu trouveras la paix, sans qu’Iyami te tienne la main.Il t’a détruit, ma belle. Cet égoïste t’a détruit. Il est parti. Tout seul, comme un grand. Lis la let..
    - TA GUEULE.

Dans un dernier élan de haine, elle lui arracha le cœur à pleine main, et le jeta sur le dessin du visage d’Iyami. La jeunette eut l’impression de sentir l’âme de son Capitaine s’élever au ciel. Elle s’écroula, en larme, tâchant son œuvre de sa propre tristesse de voir à quel point elle avait changé en l‘espace de quelques années.

Détruite, elle se leva. La pirate observa la petite cabane, contenant seulement un lit fait. Une lettre était posée sur la couette, où il y avait écrit son nom. Hanami l’ouvrit en vitesse, découvrant une feuille. Il y avait accroché un post-it, qu’elle s’empressa de lire.

Hanami
J’ai appris que tu avais trouvé ma cachette. Je préfère partir avant que ce soit toi qui me trouve, excuse-moi. Il parait que tu es devenue un véritable monstre bouffé une envie de vengeance, et je tiens trop à ma vie pour tenter de te ramener à la raison. J’ai peur à tout instant que tu débarques, et que je découvres ce que ma protégée, la membre de mon équipage, est devenue. Les gens te surnomment le Zéphyr Pourpre. Sais-tu pourquoi ? Tu es aussi douce et agréable que ce vent, mais ta souffrance entache ton âme de sang. Je suis sincèrement désolé de ne t'avoir pas donné cette lettre avant. Je n'avais pas l'occasion.
Trouves la paix, Hanami. Je t’en pris.

Reylord.


Elle laissa tomber le post-it, attristée. La femme ne se laissa pas abattre et se mit à la lecture de la lettre qui y était jointe, sur du papier d’une qualité nettement supérieure.

Hanami,
Je suis sincèrement désolé de t’avoir abandonnée ainsi. Vraiment. Je n’ai pas eu le choix. Et je m’en veux de jour en jour. Je ne peux pas vivre en sachant que tu ne vis pas toi-même, enfermée dans cette cage que tu redoutais tant. Ne m’en veux pas, je suis tombé amoureux de toi depuis bien longtemps. Et c’est par ma faute que tu es condamnée à vivre enfermée dans ton monde sans joies et sans couleurs. Je t’ai prit ta liberté, alors je me prends la mienne en mourrant. C’est assez honteux pour un pirate de se suicider, j’ai donc demandé au Capitaine de me tuer. Il s’en chargera ce soir, et ça le brise. Mais en tant qu’ami, c’est le plus grand service qu’il peut me rendre. Ne m’en veux pas de choisir la facilité. Au moins on est quitte. Bye, ma belle.

Iyami

PS ; J’espère que tu auras reçu cette lettre rapidement. Le capitaine s’improvise facteur exprès pour moi.



Hanami s’écroula, pleurant de toute son âme devant le cadavre. Au bout de quelques minutes, elle se ressaisit et attrapa la veste en cuir de son Capitaine. Dans une poche intérieure, elle attrapa deux fioles. Celle contenant son sang mélangé au sien, et l’autre à Iyami. La jeune femme les prit, implora pardon au mort, et partit.
Elle s’en allait renaître.

Renaître de ses cendres.
Trois mois plus tard.

La populace grouillait dans les rues de Longuetown. Les classes sociales se mélangeaient et s'ignoraient royalement. Les Marines coursaient les voyous... Bref, la routine pour cette grande ville. Hanami se déplaçait à bord d'un bateau en assez bon état, surement volé. Elle avait du mal à naviguer toute seule, mais elle réussit à arriver à quelques kilomètres avant la grande ville d'Eastblue. Lorsque le ciel se recouvra d'un voile d'ébène, ses bras s'embrasèrent, léchant sa peau pour finalement entièrement la recouvrir. En une fraction de seconde, ses membres antérieurs devinrent d'immenses ailes serties de flammes d'azur, avant que son corps lui-même prenne la forme d'un oiseau d'un bleu mystique, que même les gens du port pouvait observer au loin lorsqu'elle planait au- dessus de l'onde. Un pirate n'eut pas de mal à reconnaître ce phénix ondulant dans le mistral, s'approchant peu à peu du port. Les civils admiraient la bête, un sourire béat suspendu au visage. Les Marines peu gradés, croyant bien faire, lui tiraient dessus, sans résultats. Lorsqu'elle atterrit sur le port, Hanami prit sa forme semi-humaine. Les gens l'applaudirent, les forbans la scrutèrent méchamment, et les Marines, reconnaissant en elle une pirate, la mitraillèrent. Son corps se perça, les mères cachèrent les yeux de leur marmaille, pensant qu'il allait rester qu'un cadavre de la jeune fille. Elle se contenta d'avancer, un sourire malicieux suspendu au visage. Les marines continuaient à tirer, jusqu'à que la jeune femme souffle d'un ton ironique :
    - J’agonise.

Ils arrêtèrent de tirer, ébaubis de voir un être autant résistant. Disons que sur Eastblue, les forbans légèrement costauds se faisaient assez rare. Hanami n’était pas vraiment forte, mais elle était éternelle, renaissant de ses propres cendres. Ses prunelles cernées de noir semblaient désintéressées. Un jeune soldat courageux lui fonça dessus, sabre à la main. Elle le laissa l’attaquer, l’ignorant sans pour autant le tuer. La pirate se contenta de prendre de l’altitude, toujours flegmatique.
De nombreux civils partirent, angoissés par les tirs des Marines. Hanami restait dans le ciel, attendant simplement que les gens s’impatientent et lui parlent.

Deux pirates regardaient la scène de loin. L’un d’eux avaient des cheveux blonds platine plaqués en arrière. Il observait la scène avec attention. L’autre, un simple gamin de dix ou neuf ans, sûrement mousse, semblait perturbé. Jamais il n’avait vu quelque chose de semblable dans cette mer plutôt sereine. Les Marines faisaient régner l’ordre sans aucune difficulté, et ce genre de personnage se montrait qu’occasionnellement.
    - Driant ? Tu sais qui c’est ? demanda l’enfant.
    - Le Zéphyr pourpre.
    - Comment ?
    - Une pirate, un sacré numéro. Elle a pas froid aux yeux.

L'enfant acquiesça, considérant toujours la jeune femme avec admiration. Tous les Marines, peu qualifiés, bouillonnait de ne pas pouvoir la tuer. Ils demeuraient là, impuissant, attendant qu'elle parte ou qu'un supérieur nettement plus puissant arrive sur le terrain. Rien que pour les agacer, elle revint sur la terre ferme, marchant sans que l'on se préoccupe d'elle, jusqu'à l'échafaud de Gol D. Roger. Hanami fit un sourire en voyant ce lieu lourd en histoire. C'était ici que son rêve allait commencer. Enfin, elle allait tenir la main à d'autres personnes. La pirate était une gamine encore. Elle avait besoin d'amis et de rêves, malgré tout.

Comme promis, elle renaissait, de ses propres cendres.

Les Marines recommencèrent à lui tirer dessus lorsqu'elle se trouvait en haut de l'échafaud. Amusée, elle dit d'un ton malicieux :
    - Bon bref, arrêtez de me tirer dessus. Je viens recruter un équipage. Grâce à des gens comme moi, vous avez des postes bien payés, alors cessez de ruiner la Marine en balles en tentant de me tuer, j’ai pas le temps de faire mumuse. Bref, y’a des gens qui veulent me rejoindre ?


Une femme s'avança, perchée sur des immenses talons, les seins à moitié à l'air, et maquillée comme une péripatéticienne. Elle leva la main si haut que son soutien-gorge de tint pas le coup. Hanami éclata de rire. L'anonyme crut premièrement que la jeunette était tentée de la prendre sous son aile, mais la jeune femme devint rapidement sérieuse, répondant à sa demande d'un ton acerbe et faussement embarrassé :

    -Désolé, je ne prends pas de chienne. Un animal de compagnie, c'est beaucoup trop de responsabilités ...


La candidate, humiliée, partit. Même les Marines ne purent s'empêcher d'émettre quelques éclats de rire. Hanami devint perplexe, se disant qu'elle devait se dépêcher de partir pour la nuit, elle recrutera demain. Bien que le pouvoir de son fruit était impressionnant, la jeunette n'avait encore aucune expérience. Il serait mauvais qu'elle tombe sur un ennemi ayant un fruit du démon pouvant rivaliser avec le sien.

Demain, elle créera un équipage pour qui elle donnera sa vie. Ils voyageront main dans la main dans le sublime chemin de l'aventure. Chacun pourra réaliser ses rêves. Ils vivront leur aventure à fond, prenant parti à tout pour se faire connaître, et s'incrustant dans de nombreux conflits.
Leur aventure sera un rêve, pouvant avoir un revers légèrement cauchemardesque.
Mais cette fois, Hanami ne les laissera pas tomber. Elle était prête à briser tous les barreaux pour la liberté. Pour le One Piece.



IV- W H O • I • A M ?

    Prénom/Pseudo : Margot / Hanami.
    Age : Quatorze ans.
    Vos manga préféré : One Piece ; Bleach ; Fullmetal Alchemist.
    Aime : L'écriture, la musique.
    N'aime pas : Les wesh, les kikoos, les moutons.
    Comment avez vous connu le forum ? : Sakura Satô. :3
    Comment trouvez vous le forum ? : Charmant.
    Avez vous lu le règlement ? J'avais le choix ? ._.
    Autre : Désolé pour l'esthétique plutôt bof.




Dernière édition par Hanami Aylen le Sam 24 Déc - 11:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: - Hanami • Le Zéphyr pourpre.    Sam 24 Déc - 11:59

    Voilà. J'ai terminé.
    Et joyeuses fêtes. :3
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MessageSujet: Re: - Hanami • Le Zéphyr pourpre.    Sam 24 Déc - 13:26

Qualité : 5/6
Description physique 1.5/1,5 - Rien à dire, c'est très bien écrit, avec un vocabulaire varié, je reste sur le c**
Description morale 1/1,5 - Quelques redondances et tournures de phrase bizarres mais si j'avais 4 fesses, en ce moment, j'aurais 4 bleus
Histoire 2.5/3 - Quelques fautes de mots mais au vu de la quantité, peu pénalisantes

Quantité : 6/6
Description physique 1.5/1,5 - On a du mal à se rendre bien conte avec la mise en page mais ça me parait plutôt très bien
Description morale 1.5/1,5 - Que dire de plus qu'au dessus
Histoire 3/3 - RAS

Français 2/3 - Quelques fautes par ci par là notamment "peut-être" que tu écris "peu être"
Mise en page 2/2 - Belle mise en page
Avis personnel 1/1 - Que dire, j'ai adoré du début à la fin, dévorant chaque phrase et chaque péripétie de ton histoire, ce mélange de douceur, vulgarité, de haine et de désespoir
Originalité 2/2 - Cette idée de la fiole, le meurtre du capitaine, la rencontre... Très bien

Total 18/20
A cause de toi, je ne peux plus m’asseoir, ton histoire se lit comme un roman, j'en redemande et j'ai hâte de te lire en rp. Tu mélanges à la perfection différents sentiments et différents genres... je suis FAN.

Avec cette note, tu peux réservé ton fruit sans problème, il te faudra cependant attendre encore un niveau avant de pouvoir l'utiliser en rp.
Voilà ma chère. Bienvenue et bonne continuation

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MessageSujet: Re: - Hanami • Le Zéphyr pourpre.    Sam 24 Déc - 13:40

    Merci beaucoup. :3
    Je file faire mes préparations pour les RPs, le temps que je sois validée. Est-ce que je peux faire ma fiche technique ?
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MessageSujet: Re: - Hanami • Le Zéphyr pourpre.    Sam 24 Déc - 14:23

Oui tu peux, je te donne ta couleur et ton lvl Wink

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MessageSujet: Re: - Hanami • Le Zéphyr pourpre.    

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