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 Zephyr Reddhan

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Zephyr Reddhan
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MessageSujet: Zephyr Reddhan    Lun 25 Juin - 23:43

Présentation de Zephyr Reddhan


Nom :Rheddan
Prénom : Zephyr
Surnom : Zeph'
Age : 21 ans
Sexe : Masculin
Lieu de Naissance :Une île quelconque au coeur de South Blue
Camp : Marine
Race : Humain
Grade : 1 ère classe
Métier : Navigateur
FDD/Arme : Suna Suna no mie ainsi qu'une épée de bonne facture assez quelconque.
But / rêve : Établir un nouvel ordre mondial



Descriptions


Physique
La scène aurait pu être celle d'un tableau des plus grands artistes des quatre mers. Debout sur le bord de la falaise se tenait un jeune homme au regard vide plongé dans les abysses de l'horizon, aspiré irrémédiablement vers une inconnue qui n'était qu'éphémère. Ses yeux rougeâtres, inexpressifs et si particuliers lui donnaient cet aspect intriguant. Chaque personne croisant son chemin était poussée à poser sur lui l'expression d'un mépris ou d'une incompréhension. Comment un enfant pouvait être né avec cet aspect si étrange, si différent ? Nul ne connaissait la réponse et pourtant chacun le jugeait. Il n'en restait pas moins que la flamme de l'aventure pouvait être perceptible aux yeux des courageux qui osaient contempler ce feu écarlate. Ce dernier qui brillait à chaque fois que la mer le narguait avec cette danse si langoureuse, entretenant cette chaleur unique. Sa mère ne possédant pas ce regard surnaturel, des pléiades de rumeurs circulaient à vive allure sur l'origine du père. De beaucoup clamaient à qui voulait l'entendre que cette douce femme avait été si violemment exploitées par des pirates de passage qu'il en résulta cette engeance à la fois élégante et diabolique.
Son nez droit et fin humait l'odeur de sel à chacune de ses inspirations, épousant avec naturel ce monde qui l'appelait sans cesse. Ses lèvres pulpeuses sans tomber dans l'excès étaient vouées à découvrir chaque met des mers peuplant ce monde. En cet instant toutes parcelles de son visage étaient vouées à la contemplation et la dégustation de ce moment rêvé. Ses doigts fins tremblaient d’excitation alors que ses jambes étaient à deux doigts de le pousser en contrebas de cette falaise, rejoignant ainsi au plus vite ce monde liquide.
De loin la carrure du jeune homme ne laissait rien présager de sa souplesse naturelle. Svelte, élancé, en aucun cas il ne possédait un physique d'homme fort et imposant comme ceux de son village. Mis à part son regard de sang, la discrétion était le maître mot de ce corps aux allures félines. Il possédait d'animal sa vitesse et son agilité. Il ne fit nul doute que sur cette île modeste aucun ne tenait la comparaison avec lui. Cependant en ce qui concernait la force pure, il en était tout autrement.
Ses cheveux sombres et hirsutes subissaient constamment les assauts rageurs du vent marin. Un coup à droite, un coup à gauche, peu importe la façon dont ils étaient maltraités, jamais ils ne se plaignaient du traitement subi et cela suffisait à pousser le rêveur à ne pas s'en occuper. Après tout, la mer le rejetterait-elle parce qu'il abordait une chevelure inadaptée ? Y avait-il un code de coiffure pour emprunter la voie tortueuse qu'il avait choisie ? Pas à sa connaissance.
Son accoutrement lui-même était des plus sobre. Une simple veste en cuir noir avec col cachant son cou, des manches courtes laissant s'exprimer une peau tannée et un pantalon aussi noir que le reste. La nuit, le contraste avec son regard n'en était qu'accentué, provoquant la panique chez tous les pleutres.
Rarement il souriait, rarement il s'exprimait et cependant nul doute qu'il pensait. Oui, lorsque l'on posait un regard attentif il apparaissait évident que l'esprit de cet homme était en constante ébullition. L'harmonie de cet être, tant au niveau de son physique que de son style ne laissait personne insensible. Certains seraient irrémédiablement attirés par lui, alors que dans le même temps d'autres feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour s'en éloigner.

Morale
La passion est sans doute le maître mot de sa conduite. Chaque pas, chaque parole, chaque pensée est motivés par le désir insatiable de répondre à un besoin constant d'aventure. Il est indiscutable que c'est ce trait de caractère qui détermine le reste de son être. Celui-ci va de paire avec un esprit rêveur qui ne pense qu'à réaliser ses projets les plus fous. Le jeune homme ne pense qu'à une chose : Accomplir chacun des objectifs qu'il se fixe. Il arrive régulièrement que ces lignes de conduites soient issues de réflexions naissantes puis mourant avant de renaître d'une nouvelle façon plus aboutie que la précédente. Il imagine, transforme, crée et parvient enfin à l'objet de ses désirs.
Hormis cet aspect presque enfantin, l'impulsivité rythme son quotidien. Autant il lui arrive de réfléchir de longs moments à un élément, autant parfois la passion prend le dessus à un point tel que les sentiments éclatent dans leur état le plus brut et le plus pur. Ce phénomène lui valu quelques remontrances de la part de sa mère, car accentuant davantage les sombres rumeurs des villageois.
Depuis sa plus tendre enfance, Zephyr a vécu avec pour seule amie la solitude. Celle-ci marqua pour toujours sa figure de cicatrices invisibles aux yeux d'autrui. Bien que cela ait façonné son être, jamais il ne s'en plaint, se contentant de s'en accoutumer et de vivre avec. Après tout si aucun n'était prêt à l'accepter pour un si petit détail que ses iris, alors ça devait être que ces ignares n'avaient rien à lui apporter. Il vécu ainsi, grandissant seul mais heureux, se forgeant une carapace qui le protégeait des affres du monde extérieur. L'enfant solitaire apprit à lire au côté de sa mère, partageant des instants de complicité qui se suffisaient à eux mêmes. Ainsi il apprit à se contenter de peu, savourant le bonheur là ou d'autres n'auraient su en saisir la moindre bribe. En cela il était opportuniste.
Par ailleurs avec la découverte des mots, sa curiosité fut accentuée à tel point qu'il voulut découvrir tous les mystères du monde. Il se passionna pour All Blue avant de vouloir devenir le seigneur des pirates, puis s'imagina roi d'une île de Grand-Line. Ses rêves étaient aussi divers que les livres qu'il dévorait assidûment. Avec le temps il se tourna davantage vers la navigation et les log poses qui attiraient son attention plus que de coutume. Les vents marins, les îles célestes, les rois des mers, tant de choses à voir en si peu de temps. La connaissance était devenue sa drogue.
Avec les années qui passèrent et une fois sa tête bien remplie, il se passionna pour l'escalade et ne manqua jamais l'occasion d'atteindre le sommet d'un quelconque mont rocheux. Déjà l'appel du risque et de l'aventure se faisait incessant.
Ses brefs rapports humains étaient si rares qu'inconsciemment une certaine réserve vit le jour. Là où certains ne voyaient que de la timidité ou une incapacité à s'exprimer, lui ne voyait simplement pas la nécessité de communiquer.
Sa solitude involontaire en fit un être complexe. La majorité des gens le percevait d'une manière qui en réalité était très loin de ce qu'il pouvait être si l'on cherchait à le connaître. Pour ce qui est de son évolution, sa jeunesse laisse la place à une multitude de changements possible. Seul l'avenir décidera de l'homme qu'il deviendra...




Histoire



Au commencement

Le ciel avait revêtu son manteau obscur sur lequel scintillaient de vives lumières lointaines. L'astre maître se distinguait par sa rougeur inhabituelle qui se reflétait de manière désordonnée sur les fines vagues maritimes. Dehors les soûlards incarnaient la seule forme de vie encore éveillée, titubant, criant, se plaignant du moindre évènement venant troubler leur concours de boisson. Une fine brise s'imposait machinalement entre les rues étroites, rafraîchissant une température convenable. Au détour d'un carrefour, dans une bâtisse de fortune un peu reculée, une femme quelconque au passé sans bruit donnait la vie à un être dénaturé. Les cris de douleurs étaient couverts par les clameurs des femmes venues l'assister dans cette douce tâche naturelle. Après plusieurs heures de travail il était là. Helena aperçut le visage d'une des soignantes lorsqu'elle vit l'enfant. Son regard se crispa, sa lèvre décrivit une moue toute sauf rassurante et enfin elle lui tendit le nouveau né. Lorsqu'elle le prit dans ses bras elle remarqua l'anomalie immédiatement. Et puis sincèrement, il aurait été difficile d'en faire autrement. Ses yeux étaient aussi rouges que le sang qui lui couvrait le corps. Cependant dans son petit regard perdu elle ne put qu'y voir une innocence enfantine. Un tel bonheur ne devait pas être entaché de quelques déceptions qu'elle soit mais loué à la manière du plus beau moment de sa vie.

- " Je vous remercie Mesdames. Je vais m'occuper de lui vous pouvez disposer."

Elle les congédia ainsi laissant naître une proximité indéfectible et une complicité que nul phénomène ne pourrait venir briser. Elle se promit de ne jamais lui parler de son père pour le préserver. Ou lui dirait-elle qu'il était un vagabond quelconque duquel elle était tombée éperdument amoureuse ? Elle hésitait, puis n'y pensa plus dés lors que des doigts infiniment petits vinrent serrer un des siens. Ce qui était certain c'est qu'elle l'aimerait plus que sa propre vie.

Les cinq années qui suivirent ne furent que lutte incessante fassent aux assauts douloureux des "on-dit". De folles rumeurs faisaient de Zephyr une créature du mal toute sauf humaine, dépourvue de sentiment et même de vie. Helena ne put mettre ces calomnies que sur le compte de l'inculture des individus qui l'entouraient. Il est vrai que sur cette île minuscule l'ouverture sur le monde était très limitée, limitant celle-ci à un héritage précieux : La bibliothèque. Au centre du village se tenait un bâtiment imposant plus grand que toute autre infrastructure dont les murs étaient plus solides que le plus avancé des bâtiments présents. D'après la légende celle-ci était présente à l'arrivée des premiers navigateurs et depuis n'avait cessé d'être agrémentée de nouveaux ouvrages plus ou moins précieux. La jeune mère avait recherché une quelconque explication quant aux yeux rougeâtres de son marmot, sans succès. Elle abandonna l'idée de prouver aux ignares natifs de l'îlot que cela ne représentait en rien une présumée malédiction. Sa seule peur était pour l'avenir de son fils et de la place qu'il occuperait au sein de cette société injuste.

Le garçon courait plus qu'il ne marchait mais ne parlait que très peu. Quand il voulait quelque chose il le faisait savoir explicitement mais ne s’époumonait pas de paroles inutiles. De ce côté la Helena n'était pas à plaindre. En effet cela ne nuisait nullement à leur relation, l'enfant étant assez démonstratif de l'affection qu'il vouait à sa mère. Ses yeux restèrent tels quels, à la fois diabolique, intriguant et presque hypnotisant. Ces couleurs affichaient les émotions ressenties comme un livre écrit en gros caractère. Il était facile de distinguer l'humeur du garçon. Peut être que cette trace d'humanité l'aiderait à se faire accepter des villageois. Ce fut du moins le plus grand espoir de cette femme dont le cœur battait pour lui.

Prise de conscience


Entre cinq et dix ans la vie de Zéphyr ne fut qu'une suite de désillusions. L'enfant tentait désespérément de s'intégrer mais ses interlocuteurs ne lui laissèrent jamais l'occasion d'y parvenir. Les préjugés étaient bien trop importants et l'éducation des autres enfants incorporait elle même cette mentalité exécrable. Pour faire simple, le garçonnet passa son temps à errer seul. Au départ cette solitude affichée ne complaisait ni sa mère ni lui même, puis avec le temps ils s'en accommodèrent et vécurent avec sans trop de problème. Le solitaire trouvait son bonheur dans les lectures incessantes d'ouvrages tous plus merveilleux les uns que les autres, se passionnant pour la mer et ses mystères. Il étudia l'histoire de la piraterie, de la marine, ne sachant quel camp était réellement le bon côté. À vrai dire cela dépendait des ouvrages. Sa mère aurait préféré qu'il s'attarde sur les ouvrages qui l'aideraient à faire quelque chose de sa vie dans son village mais qu'importe. Elle avait perçu que la bataille serait perdue d'avance et avait renoncé en se complaisant sur le fait que son fils serait plus cultivé que tous ces imbéciles. Il y avait tant de choses à voir et à découvrir en si peu de temps. En parallèle de ces moments voués à la lecture, Zephyr se donnait corps et âme dans l'escalade. Le village étant bordé par la mer, à l'Est se dressait des monts rocheux derrière lesquels une vaste forêt s'étendait. Les chasseurs en revenait souvent bredouilles et le fait qu'ils soient les seuls autorisés à quitter le village exaspérait le jeune homme. Dans ce but il s'exerçait régulièrement à dominer la nature se promettant de découvrir ce qui se cachait derrière. À chacun de ses exercices il parvenait un peu plus haut et l'atteinte de son objectif ne tarderait guère à arriver.

Un beau jour, alors qu'il était âgé de dix ans, le garçonnet revînt d'une journée à la bibliothèque les bras chargés d'ouvrages prêts à être dévorés sans modération une fois chez lui. En route et sur les recommandations de sa mère il s'arrêta chercher quelques mets à l'épicier du village. L'endroit était très simple et des odeurs agréables émanaient de chaque étal. Le gérant du magasin était un homme gras, dégarni et court sur patte. Sa voix rauque impressionnait toujours Zephyr mais le fait qu'il soit l'un des rares à oser le regarder dans les yeux le rendait sympathique. Lorsqu'il pénétra dans le bâtiment il constata qu'une discussion houleuse avait lieu avec un client. L'air de rien il fit mine de se rapprocher en cherchant un produit bien précis.

- «  T'as déjà vu un type du monde extérieur venir s'installer ici toi ?! Moi jamais ! Et qui plus est dans la forêt ? Je te l'affirme, ce type est louche ! »

- «  Il est surtout en fin de vie ! Tu réfléchis trop, c'est un vieux briscard souhaitant simplement du calme pour finir sa vie, et quel lieu de plus idéal que celui-ci ? »

Remarquant la présence du garçon le client se contenta ensuite de payer et fila rapidement non sans lui jeter un regard discret et méfiant. Une fois les mets achetés il reprit la route les bras bien chargés. Lorsqu'enfin il arriva chez lui, il embrassa sa mère et alla directement dans sa chambre. Il rumina longuement sur la discussion qu'il avait surpris et décida finalement d'escalader les monts le lendemain. Sa curiosité était à son paroxysme et l'envie de découvrir ce qui se tramait était plus forte que le reste.
Le lendemain matin il prépara quelques provisions et salua sa mère comme il se doit. Il lui avait annoncé que comme à son habitude il se rendrait à la bibliothèque avant d'errer dans le village sur les traces d'un regard compatissant. Si il lui avait déclaré ses véritables desseins nul doute que jamais il n'aurait pu quitter son domicile. Une fois au pied de la forteresse naturelle il s'arma de son courage et plaça sa main sur une première prise. La seconde suivit machinalement et l’ascension débuta. Celle-ci aurait été une promenade de santé pour tout athlète qui se respecte, mais pour un enfant de dix ans ce fut tout autre chose. Très vite ses muscles s'engourdirent et le poids du sac n'était qu'un handicap supplémentaire. Il teint bon jusqu'à mis parcours où il s'accorda une pause dans un petit renfoncement. Là il entama ses provisions et reprit la route requinqué et surtout allégé. La suite se fit sans encombre, sa détermination étant plus forte que les courbatures naissantes. Une fois au sommet il constata avec surprise qu'il n'aurait pas besoin de redescendre.
En effet le village n'était pas au pied de petits monts, mais surplombé par une falaise ! Ainsi la seule porte qu'empruntait les chasseurs devait mener à un chemin sous la roche. Ici la surface était plane, la nature faisait jouir tous ces droits de la manière la plus harmonieuse qui soit. Des arbres et des plantes aux couleurs vives chatoyaient et resplendissaient en s'imposant avec violence aux yeux de l'explorateur. Une telle beauté ne pouvait être meurtrière, il en était persuadé. Il s'avança prudemment à travers ce paradis de végétation et après quelques mètres tomba nez à nez avec une cabane en bois qui le surplombait, reposant à l'intersection de trois grands arbres. Si c'était là que vivait le vieil homme alors son exploration n'aurait pas durée bien longtemps. Il alla se camoufler tant bien que mal dans un buisson épineux et attendit patiemment. Après de longues minutes qui semblèrent des heures, une échelle fit son apparition et une silhouette en descendit promptement. Une fois à terre Zephyr put distinguer assez précisément l'homme qui se trouvait face à lui. Ses longs cheveux blancs étaient attachés derrière lui à hauteur d'épaule alors que le poids des âges exerçait une pression sur l'homme, le poussant à se voûter quelque peu. Il était habillé de vêtements pleins de terre et déchirés par endroit. Cela ne lui posait visiblement pas de problème. À l'origine, songea-t-il, ceux-ci avaient dût être aussi blancs que sa chevelure. Entre ses lèvres une pipe émettait une fumée continue. Une ceinture ornait ses hanches sur laquelle pendait un fourreau imposant mais vide.
Par la suite, l'homme s'étira douloureusement et ramassa un fruit par terre. Il se tourna vers l'intrus et lança l'objet d'une vivacité insoupçonnée en direction de celui-ci. Le garçon n'eut pas le temps de réagir que déjà le jus inondait son visage alors que son nez le faisait atrocement souffrir. Il sortit de sa cachette et s'avança l'air penaud. Il n'osa pas contempler le résident dans les yeux ayant peur de sa réaction lorsqu'il découvrirait son regard de sang.

- «  Lève la tête. Qu'est-ce que tu fais ici ? J'suis pas sur que ta présence soit autorisée petit gars. »

Zephyr s'exécuta machinalement et leva vers lui un regard implorant. N'observant aucune réaction particulière il continua de fixer le vieil homme dans les yeux. Il se surprit à se plonger dans les yeux bleus glaçants de son interlocuteur. Le contraste avec son propre regard devait être impressionnant. Son visage était marqué par des rides prouvant le vécu de l'homme. Cependant, celles-si épousaient merveilleusement ses traits lui donnant un air presque royal. Il émanait de lui une puissance naturelle qui imposait le respect. Le jeune garçon ne répondit pas.

- «  Pas très bavard à ce que je vois. Je m'appelle Flint. Et toi ? »

Après un moment d'hésitation il osa enfin s'exprimer. Après tout, les moments où d'autres personnes que sa mère s'adressaient à lui étaient suffisamment rares pour en profiter lorsqu'ils se présentaient.

- «   Zephyr. Je suis désolé monsieur. C'est que j'ai entendu des gens dirent que quelqu'un s'était installé ici. Je voulais voir qui et pourquoi … ? »

- «  Ha et bien je vois que les gens perdent pas de temps à transmettre les ragots ! Et bien c'est moi, un vieil homme simple qui n'aspire qu'à trouver un peu de tranquillité pour finir ses vieux jours. »

Ainsi le client avait raison. Pas de choses extraordinaires à découvrir aujourd'hui. C'est du moins ce que pensa le jeune homme de prime abord. En effet après plusieurs échanges il apprit que Flint avait parcouru de nombreuses mers et observé de nombreux événements aussi bien merveilleux que dangereux. Il lui raconta sa rencontre avec des monstres marins et sa découverte d'une épave remplie d'objets plus incroyables les uns que les autres.

Le jour qui suivit et tous les suivants, Zephyr rendait visite au vieil homme qui lui contait ses aventures extraordinaires. Le garçon ne se posa même pas la question de savoir si elles étaient réelles, il en savoura chaque syllabes et prit la décision qu'un jour, lui aussi raconterait ses aventures à un jeune naïf …

Révélation


Les années qui suivirent ne furent que le miroir de cette journée si particulière. Les visites que rendait le garçon à Flint étaient nombreuses et chaque fois lui permettaient de s'évader dans des contrées lointaines, sur des îles dangereuses ou naviguant sur mers magnifiques. Il lui expliqua mille légendes comme celle des fruits du démons procurant des pouvoirs surnaturels à celui qui le croquerait mais l'empêchant de nager pour l'éternité. Cette idée avait beaucoup plus à Zephyr qui avait éclaté de rire suite à l'image d'un pirate redoutable se noyant dans une baignoire d'eau de mer. Une grande complicité était née entre les deux hommes. Flint représentait d'une certaine façon l'image de l'homme qu'il aurait souhaité avoir comme père. Il avait renoncé à questionner sa mère très tôt à ce sujet, voyant la souffrance que cela lui infligeait et se consoler avec la présence du vieil homme n'était pas difficile. Il n'en parla jamais à Helena pour éviter que celle-ci ne s’inquiète. Et puis les rumeurs allaient bon train aussi en ce qui concernait le mystérieux habitant de la falaise. Le jeune homme avait trouvé un équilibre agréable et sa vie lui plaisait telle quelle bien qu'il aurait souhaité prendre la mer rapidement.

Un jour qu'il errait en ville attendant que le soleil se lève pour rendre sa visite quotidienne à son ami, Zephyr surprit une femme s’époumonait à pleins poumons en courant à travers l'allée principal.

- «  Ça a recommencé ! Encore ! Venez m'aider ! Par pitié que cela s'arrête ! »

Instinctivement le marcheur sut qu'il aurait encore des soucis et s'éclipsa donc discrètement. Cela faisait de très nombreux mois que le village était victime de vols récurrents. Tout le monde était touché, que se soit les commerces ou les habitations. Il était évident aux yeux de tous que le coupable n'était autre que le fils du démon. Seulement personne n'avait de preuve et n'en aurait jamais. Il est vrai que le jeune homme aurait pu se faire un plaisir de soumettre cette épreuves à tous ces imbéciles, mais il n'en fit jamais rien, gardant pour lui ses rancunes tenaces. À vrai dire cela commençait à l'inquiéter aussi puisque sa maison était une des rares à ne pas encore avoir été touchée. Lorsque cela viendrait le malfrat se rendrait vite compte qu'il n'y aurait rien à voler et s'en prendrait peut être à sa mère. Cette idée l'effrayait et pesait sur lui comme un poids mort.
Il tenta vainement de chasser cette idée de son esprit et reprit la route. Il escalada sans mal la falaise, ses jambes de 21 ans étant bien plus prompt à cela que dans le passé. Il arriva devant la cabane et attendit. C'était une sorte de rituel, jamais il ne montait dans la cabane de Flint attendant que celui-ci daigne descendre. Lorsqu'il se décida enfin Zephyr aperçut un vieil homme dont le temps avait inlassablement marqué le visage durant ces dix dernières années. Et pourtant que se soit dans sa façon de se mouvoir ou de s'exprimer, il n'en paraissait que plus en forme encore. Le visiteur lui conta les événements de la matinée et l’ermite se contenta d'une moue dubitative en guise de réponse.

- «  Cela finira bien par s'arrêter un jour. Chaque maison n'a été visitée qu'une seule fois et un objet a été volé dans chacune d'elle. Un jour ou l'autre il n'y aura plus rien à voler. Tant qu'aucun mal n'a été fait aux habitants, le principal est sauvegardé.  Et puis la marine va bientôt arriver pour élucider tout ça. Une petite garnison se trouve pas loin, ils ont promis de venir régler le problème. »

Flint acquiesça visiblement surpris des paroles de son interlocuteur. Ce jour là il lui conta l'aventure d'un pirate redoutable et respecté qui n'avait jamais pu tirer son épingle du jeu face aux puissants rivaux qui se trouvaient sur sa route.

- «  Tu sais Zephyr, les temps changent et évoluent. Aujourd'hui une nouvelle piraterie s'éveille et l'avenir est bien incertain. J'espère que tu sauras tirer ton épingle du jeu dans tout ce merdier. T'es un chic type. Te perd pas en route s'te plaît. »

Ces dernières paroles résonnèrent dans son esprit durant tout le chemin du retour. Que voulait-il dire par là ? Et pourquoi cet air si solennel ? Définitivement quelque chose lui échappait. Il dîna avec sa mère ce soir là sans dire un mot. Ses pensées le tourmentaient sans cesse et il n'aurait su dire pourquoi. Il se coucha à reculons et ne fit pas de rêves cette nuit là …

Le lendemain matin il fut réveillé par des clameurs incessantes. Il s'habilla tant bien que mal et sortit en courant de la maison. Sa mère n'était pas là elle non plus, certainement aux côtés des villageois. Il suivit donc le brouhaha et arriva enfin au port. Comme il l'avait prévu la seule femme de sa vie se trouvait là avec la foule. Il s'approcha et constata que des membres de la marine débarquaient. Bien plus qu'il l'aurait imaginé …

- «  Maman c'est quoi tout ça ? Pourquoi ils sont aussi nombreux ? »

Sa mère l'intima d'observer et un homme se détacha du reste de la troupe. Il était d'une carrure qui surpassait tous les artisans les plus massifs du village. Une barbe rousse imposante lui descendait jusqu'en bas du coup et ses yeux étaient perçants tels ceux d'un rapace à la rechercher de sa proie.

- «  Je suis le caporal Morisson. Nous avons été envoyé ici suite à vos demandes incessantes. D'après les éléments que vous nous avez transmis il se trouve que vous avez bien fait. Les descriptions dont vous faites état correspondent à un pirate nommé Fureur le rouge. Celui-ci a pour mode opératoire de voler chaque maison une par une. Une fois fait, il met le feu aux villages et ne laisse que rarement des survivants. Il a disparu de la circulation depuis dix ans mais cette fois il ne nous échappera pas ! »

De nouvelles clameurs vinrent accompagner la fin du discours alors que de son côté Zephyr s'effondrait. Tout devînt clair désormais. Il s'élança le plus rapidement possible en direction du pied de la falaise et commença son ascension. Jamais il n'alla aussi vite, même le regard embrumé par des larmes naissantes. Si les villageois le voyaient désormais, aucun ne serait en mesure de remettre en cause son humanité. Il arriva au sommet et se hâta vers la cabane. L'échelle était là, pendante. Il monta pour la première fois, et pénétra en son sein.
L'intérieur était bien plus grand qu'il ne se l'était imaginé. Un lit trônait au fond de l'unique pièce alors que des objets de toutes sortes jonchaient le sol. Il reconnut certains des objets dérobés à son plus grand regret. Il s'avança nonchalamment et tomba nez à nez avec l'épée qui était destinée au fourreau de Flint. Celle-ci était massive mais légère. Il la reposa dans son étui géant et la glissa dans son dos. Sur le lit un parchemin usé était placé de sorte qu'il était impossible de le manquer. Zephyr s'en empara et commença sa lecture.

«  Petit gars, si tu lis cette lettre c'est que tu as découvert la triste vérité et je m'en excuse. Il est vrai que sur les mers l'on me nommait Fureur le rouge. Je suis un pirate de l'ancienne génération qui n'a pas pu tirer son épingle du jeu comme je te l'ai raconté hier. En arrivant sur cette île je pensais repartir de plus belle, donner un nouvel élan à mon histoire, un dernier avant de sombrer dans un oubli total. Et puis voilà qu'un marmot au regard exceptionnel vient me rendre visite. Durant dix années je me suis surpris à pouvoir me contenter de conter mes exploits, mais j'ai replongé malgré moi. Cependant jamais je n'aurais mis le feu à ton village gamin. J'en ai fini avec ça. J'ai fait des choses affreuses et je le regrette. Bien qu'il soit trop tard désormais. Tu m'as offert dix années d'une autre vie que jamais je n'aurais pu espérer connaître et je t'en remercie. Je suppose que la marine ne va pas tarder alors je m'en vais. Je laisse tous les objets ici, libre à toi de les redistribuer aux habitants. Peut être qu'ainsi te verront-ils enfin de la bonne façon. Tu le mérites petit. Une dernière chose, prend mon épée. Elle n'est pas exceptionnelle mais m'a sauvé la mise à de nombreuses reprises. Et puis j'ai un cadeau plus spécial pour toi. Flint n'a peut être pas été le plus puissant des pirates, mais au niveau de la sournoiserie je n'étais pas le dernier. Dans le coffre sous le lit se trouve un fruit du démon. Mon plus grand trésor. Je te l'offre. Libre à toi d'en faire ce que bon te semble. Et gamin, si tu dois prendre le large, ne fais pas les mêmes erreurs que moi. La marine c'est pas si mal. À bientôt sur les mers …
Flint. »


Cette fois les larmes venaient mourir sur ses lèvres. L'émotion le saisit d'une manière inconnue auparavant. Voilà, ça c'était vivre. Il se saisit du coffre en dessous du lit, l'ouvrit, observa le fruit et referma immédiatement le contenant. Il sortit de la cabane en veillant à étaler le maximum de poudre qu'il avait trouvé dans les lieux, il se saisit d'un revolver et tira. Zephyr détala aussi vite que le vent alors que dans un bruit assourdissant la cabane explosa et mit le feu aux arbres qui avaient eu le malheur de grandir si prés. Le jeune homme dévala la falaise à grandes enjambées et retourna chez lui, il aurait pu revenir en héros, mais il revint en martyre. Pourquoi serait-il venu en aide à ses gens qui ne l'avaient jamais accepté ? Non, un hommage à son ami était la meilleur solution. Ainsi il n'avait pas mis le feu au village, mais au sombre passé du pirate. Enterrant avec lui toutes les preuves de son passage. Il se coucha ainsi l'esprit vidé et fatigué de ces révélations.
Le lendemain matin sa mère vînt le réveiller pensant lui annoncer une bonne nouvelle :

- «  Le pirate Fureur le rouge a pris le large ! Tu ne croiras jamais qui c'était ! L'habitant de la falaise ! Il a dû foutre le camp en voyant la marine arriver. Il a pas manqué de mettre le feu à la forêt mais l'intervention rapide de la marine a pu résoudre le soucis. Désormais je suis soulagée ! »

Il la regarda avec amour. Cette femme qui avait tout donné pour lui, tout sacrifié. Il l'aimait plus que tout mais ne put se retenir à lui annoncer sa décision :

- «  Maman, je vais m'engager dans la marine. Tu as le droit de vivre, de sortir de cette maison et de marcher dans le village en étant fier de ton fils. Tu pourras te vanter d'avoir mis au monde un homme luttant pour la justice, qui défendra les innocents. Ma décision est prise. Mais je ne pars pas pour toujours, tu auras de mes nouvelles régulièrement et je veillerai à ton confort. »

Helena tenta tant bien que mal de le raisonner mais sans succès. Après des adieux déchirants il se dirigea vers le port. Il n'eut pas de mal à convaincre le Caporal Morisson de l'embarquer, celui-ci étant friand des nouvelles recrues. C'est ainsi que les villageois qui l'avaient tant haïs l’observèrent les quitter, prêt à devenir leur défenseur. Il allait parcourir les mers comme il l'avait rêvé depuis si longtemps … Zephyr songea qu'un jour c'est lui qui déciderait de ce qui est juste ou de ce qui ne l'est pas. Un jour, il jugerait les forbans et épargnerait les simples aventuriers trop vite assimilés à des pirates. Oui, il changerait le monde et le façonnerait à sa façon. Il s'en fit la promesse.




Dernière édition par Zephyr Reddhan le Mer 27 Juin - 23:23, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Zephyr Reddhan    Mar 26 Juin - 15:32

Bon et bien je pense que j'en ai fini !
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MessageSujet: Re: Zephyr Reddhan    Mar 26 Juin - 16:09

Bon et bien avant de passer à autre chose, je tenais à ce que tu choisisses quant à ton rang de Marine quel fruit en question tu désirais choisir. ^^ Une fois que j'aurais ta réponse je m'occuperais de la validation ! Wink
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Zephyr Reddhan
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MessageSujet: Re: Zephyr Reddhan    Mar 26 Juin - 16:16

J'ai modifié et donc opté pour le Suna Suna no mie ! Merci encore pour les infos ! Smile
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MessageSujet: Re: Zephyr Reddhan    Mer 27 Juin - 16:37

○ Qualité : 5,5/6
Description physique 1,5/1,5
Description morale 1,5/1,5
Histoire 2,5/3

C'est merveilleusement bien écrit, je n'est pas vu l'ombre d'une faute. L'histoire est un peu racontée à la "va-vite", cependant si on y regarde bien dans le fond c'est presque parfait.

○ Quantité : 4/6
Description physique 1/1,5
Description morale 1/1,5
Histoire 2/3

J'ai vu plus long... ^^'

○ Ensemble : 7/8
Français 3/3
Mise en page 1,5/2
Avis personnel 0,5/1
Originalité 2/2

>> Total 16,5/20 = Passage à 17 ! Hey hey, pour commencer, tu as un style d'écriture bien à toi, tu te l'es approprié et tu en as fait ton art, et ça, c'est bien ! Very Happy J'imagine qu'il y a du vécu derrière ces lignes... Je tiens à te féliciter, j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ta présentation, par la suite, le seul point "négatif" à souligné est la petitesse de ton histoire. Oui, tes descriptions sont bien précises, j'aurais tout de même préféré que tu ailles jusqu'à qualifier son style vestimentaire d'unique car oui, c'est peu commun ! Le mental aussi, il n'y a rien à y redire si ce ne serait que ses idées sur le monde extérieur, que pense-t-il de tout ça ? D'où la description mentale. =) Bien ! Pour passer à l'histoire bien écrite et passionnante, elle se réfère à une enfance chamboulée, s'en suivie des péripéties etc... C'est bien ! Mais je suis sûr que tu peux faire mieux ! Wink Quoiqu'il en soit il ne te reste plus qu'à UP pour l'obtention de ton fruit qui, je te rappel, se situ au niveau 18 ! Wink Bonne chance pour la suite ! Very Happy
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Zephyr Reddhan
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MessageSujet: Re: Zephyr Reddhan    Mer 27 Juin - 16:43

Rooo un petit point ! Razz . Bon ben ça me va ! Reste plus qu'à faire ce qu'il faut ! Merci pour les remarques et les compliments en tout cas !
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